Mordre dans la vie en pleine tempête

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Par Myriam Lortie
Mordre dans la vie en pleine tempête
Rachel Paul-Hus a reçu un diagnostic de cancer du sein l'année passée. (Photo : L'Hebdo du St-Maurice - Myriam Lortie)

Rachel Paul-Hus, survivante d’honneur du 8e Relais pour la vie Hérouxville

CAUSE. Souriante et très dynamique, Rachel Paul-Hus ne colle pas tout à fait à l’image qu’on se fait d’une femme qui a reçu un diagnostic de cancer du sein en 2017. En plein processus de traitements, elle a accepté le rôle de survivante d’honneur pour le 8e Relais pour la vie Hérouxville qui se tiendra de midi à minuit le samedi 3 mars prochain.

Rachel Paul-Hus a participé au Relais pour la vie Hérouxville pour la première fois en 2017. «À ce moment-là j’avais le cancer, mais je ne le savais pas encore», explique-t-elle. Elle avait alors décidé de s’impliquer pour soutenir sa mère et ses tantes qui ont combattu un cancer du sein.

Elle a reçu le diagnostic un mois plus tard. «Ça a été un choc. Même si j’étais suivie à cause de mes antécédents familiaux, je ne pensais pas que ça allait arriver, surtout pas à mon âge», raconte la femme de 39 ans.

«Après tout va très vite, tu n’as pas le temps d’accepter la nouvelle, de réfléchir et de décider. Tu suis la vague et tu te dis que tu réaliseras plus tard», poursuit-elle.

Pas le temps, ni l’envie, donc, de s’apitoyer sur son sort. «Je suis dans l’action, ma personnalité est comme ça. Je me suis dit que j’allais foncer et qu’on allait passer au travers», explique la maman de trois adolescents.

En janvier elle a suivi des traitements de chimiothérapie et elle a subi une chirurgie. Elle débute des traitements de radiothérapie sous peu.

Du temps pour soi

Infirmière de profession, Rachel Paul-Hus a été instructrice en équitation thérapeutique. Un an avant son diagnostic, en juin 2016, elle ouvrait une maison pour personnes avec une déficience intellectuelle à même sa résidence.

«J’ai pensé à mes enfants, mais aussi à mes pensionnaires. À la limite, je me sentais coupable d’être malade, je n’avais pas le temps», confie-t-elle. «Le plus difficile dans tout ça, c’est de vouloir être présente pour tout le monde tout en prenant soin de moi», réalise-t-elle.

Si le choc a été difficile à encaisser pour tout le monde, l’épreuve a néanmoins soudé les liens familiaux. «Ça m’aide à m’arrêter. Les mamans veulent souvent que tout soit parfait. Là, d’être présente pour mes enfants, c’est plus important que d’être la maman parfaite», sourit-elle.

Un événement rassembleur

En acceptant le rôle de survivante d’honneur pour l’événement, elle souhaite sensibiliser.

«Je veux informer les gens que ça peut arriver même si on est jeune et en forme. Je me sentais à l’abri. C’est vraiment important de sensibiliser au dépistage. Dans mon cas, ça a beaucoup accéléré les choses», réitère-t-elle.

L’événement se tiendra de midi à minuit le 3 mars prochain, au camp Val Notre-Dame à Hérouxville. Il s’agit du seul événement hivernal du genre au Canada. En 2017, plus de 70 000$ ont été amassés.

«Ça a un petit côté magique et familial… c’est très rassembleur! On se met tous ensemble, parce que tout seul, on ne peut pas y arriver», invite Rachel Paul-Hus avec un grand sourire.

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