La CSN craint la fermeture du BMR de Saint-Tite

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Par Bernard Lepage
La CSN craint la fermeture du BMR de Saint-Tite
Selon la CSN, le BMR de Saint-Tite risque de fermer ses portes si son propriétaire Novago n'améliore pas les conditions de travail de son personnel. (Photo : L'Hebdo - Bernard Lepage)

SAINT-TITE.  La plus populeuse municipalité de la MRC de Mékinac se retrouvera-t-elle bientôt sans quincaillerie? C’est ce que laisse entendre la CSN qui craint pour la survie du BMR de Saint-Tite en raison de l’attitude de son propriétaire, la Coop Novago. 

« Novago laisse dépérir son BMR de Saint-Tite. La moitié du personnel régulier a quitté, car les salaires sont trop faibles », peut-on lire dans une publicité payée par la CSN et publiée dans l’édition du 11 mai dernier de L’Hebdo Mékinac des Chenaux.

La centrale syndicale souligne également que Novago, connue auparavant sous le nom de Coop Fédérée, avait fermé en février dernier son BMR de Joliette six mois après le déclenchement d’une grève de ses employés.

Dans un échange de courriels avec la CSN, celle-ci souligne craindre la fermeture à court terme de la quincaillerie de Saint-Tite parce que « le magasin nécessite une rénovation importante et les salaires ne permettent pas de conserver le personnel. À preuve, trois des six employés réguliers sont partis dans les derniers temps. »

Les salaires consentis au BMR de Saint-Tite vont de 14,19$ de l’heure à 21,73$ selon la fonction. La convention collective des employés du BMR de Saint-Tite est en cours de négociation et selon la CSN, celle-ci « est difficile et une grève est possible à court terme. »

« Avec l’inflation actuelle et la hausse généralisée des salaires, l’intransigeance de Novago est incompréhensible. Le directeur Dany Côté parle d’agilité et d’équité, mais, en réalité, il veut niveler les salaires vers le bas sur le dos de nos membres », a indiqué dans un communiqué Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière-CSN.

Novago fait partie du groupe coopératif Sollio, également propriétaire d’Olymel.

La CSN rappelle que l’ancienne Coop fédérée a dégagé des ristournes de 3,1 millions $ dans son dernier exercice financier tout en investissant 200 000$ dans la communauté.

« Les quincailleries BMR de Sollio forment pourtant le secteur qui a le mieux tiré son épingle du jeu parmi toutes les filiales du grand groupe coopératif québécois dans le dernier exercice financier », affirme la CSN. 

Rappelons qu’en novembre 2019, Lowe’s,  propriétaire de la bannière Rona, annonçait une série de fermetures de ses quincailleries au Québec, dont celle de Saint-Tite. Si celle du BMR venait à faire de même, les Saint-Titiens devraient donc aller à Sainte-Thècle ou Shawinigan pour s’approvisionner en matériaux de construction.

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