Vers la concrétisation de la mise aux normes de l’eau potable

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Par Patrick Vaillancourt
Vers la concrétisation de la mise aux normes de l’eau potable
La réfection du réservoir d'eau potable de la municipalité fait partie des travaux qui devront être effectués. (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

SAINT-TITE. Attendu depuis plus de 20 ans à Saint-Tite, le projet de mise aux normes de l’eau potable sera bientôt ficelé, si bien que l’appel d’offres pour la construction de l’usine de traitement de l’eau devrait être affiché en 2021. La mairesse Annie Pronovost souhaite voir la première pelletée de terre au plus tard en 2022.

Pour que le projet soit lancé, la Ville de Saint-Tite attend un dernier certificat d’autorisation du gouvernement du Québec, et doit compléter l’étude du barrage du lac Éric, le lac dans lequel la municipalité puise son eau.

En 2011, le protocole d’entente entre les municipalités de Saint-Tite, de Saint-Séverin et d’Hérouxville prévoyait une répartition de la facture à 85% par Saint-Tite, 12% à Saint-Séverin, et 3% pour Hérouxville, alors que le montant estimé pour le projet était de 20 M$. «Cette entente est valide pour 30 ans, mais comme le projet a évolué, on doit revisiter l’entente avec les autres municipalités. C’est légitime puisqu’elles payent un pourcentage de la facture. Mais les municipalités ne s’opposent pas au projet d’eau et elles ont hâte que ce soit terminé tout comme nous», indique la mairesse de Saint-Tite Annie Pronovost.

En 2014, il y a eu un arrêt ministériel du projet et une réévaluation de la valeur. Puis, les démarches ont été reprises complètement en 2016. «Pour partir un projet comme celui-là, ça prend des certificats d’autorisation de différents ministères comme l’environnement ou de la faune. On a su que ça en prenait un pour les nations Huronnes-Wendat, pour la direction des barrages… Les certificats d’autorisation ont aussi une date de péremption, ce qui fait que le projet doit être lancé avant la fin de la date. En plus, comme le ministère des Affaires municipales nous octroie une subvention de 70% pour le projet, il doit accepter les plans et devis à 100%. À partir du moment que les plans sont acceptés et qu’on reçoit tous les certificats d’autorisation, là on pourra aller en appel d’offres. Le projet prend du temps, il évolue, et un ministère peut demander d’autres éléments», explique Mme Pronovost.

Avec l’évolution au cours des années, le projet est maintenant estimé à environ 25 M$.

Le projet de mise aux normes de l’eau potable touche environ 4550 citoyens: 3800 à Saint-Tite, 650 à Saint-Séverin, et une centaine d’âmes du rang Sud à Hérouxville.

Le gouvernement a aussi obligé la Ville de Saint-Tite d’avoir une prise d’eau complémentaire au puits de la Petite Mékinac. Cette partie des travaux est complétée.

Ce sont les travaux de la nouvelle prise d’eau dans le lac Éric, d’un dégrilleur et de la rénovation du barrage du lac Éric, de la construction de l’usine de traitement de l’eau, et de la rénovation du réservoir Saint-Jean qui sont à compléter pour la finalité du projet.

Au départ, il était question de lancer trois lots différents pour les appels d’offres. Mais pour plus d’efficacité et pour assurer un meilleur suivi avec l’entrepreneur qui décrochera le contrat, Saint-Tite lancera un seul appel d’offres pour l’entièreté des travaux. «Si on a trois différents entrepreneurs sur le projet, et qu’il y a un des éléments qui ne fonctionne pas, c’est plus difficile de déterminer c’est à qui la faute. On a décidé qu’il y aurait un seul appel d’offres pour plus de facilité», ajoute la mairesse.

Cette dernière ajoute même que les Saint-Titiens ne croient plus au projet puisqu’il a été annoncé maintes et maintes fois, sans que les travaux soient entamés. «On pourra annoncer officiellement le projet lorsque l’appel d’offres sera lancé, mais pour un projet d’envergure comme ça, on peut penser que l’affichage sera pendant une période de six semaines. On est toujours dans des délais.»

On peut penser que l’appel d’offres pourra être attribué à l’automne prochain, par la suite, les travaux pourront s’échelonner sur une période de deux ans. «Juste de voir la pelletée de terre et que le projet commence, on verra enfin la lumière au bout du tunnel», opine la mairesse.

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