Saint-Tite, le film

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Par Bernard Lepage
Saint-Tite, le film
Les comédiens Stéphane Gagnon et Charlee Ann Paul lors du tournage du film Saint-Tite, en septembre 2018. (Photo : courtoisie)

CINÉMA. Tournée lors de la 51e édition en 2018, Saint-Tite a été  projeté en première québécoise le 30 août dernier lors du 24e Festival international de films Fantasia à Montréal.

Le court métrage de 10 minutes se distingue par sa forme puisqu’il combine des moments documentaires filmés pendant les rodéos aux Grandes Estrades Coors Banquet et une fiction racontant l’histoire d’une famille vivant des déchirements.

Saint-Tite est signée par deux réalisatrices: Élizabeth Marcoux-Bélair et Florence Pelletier. «Je connais bien le Festival Western, raconte cette dernière en entrevue téléphonique. Je faisais partie de l’équipe de la série Rodéo Québec diffusée sur Canal D et nous sommes venus tourner plusieurs scènes à Saint-Tite.»

C’est d’ailleurs à ce moment que la réalisatrice a eu l’idée d’y tourner un film et de s’associer avec Élizabeth Marcoux-Bélair avec laquelle elle avait déjà travaillé sur un autre court métrage en 2016. Les deux femmes sont venues en mai 2018 lors des finales de l’IPRA faire du repérage et rencontrer les cowboys et leurs familles. «J’avais prévenu Éli qu’en septembre, c’était une tout autre ambiance», signale Florence Pelletier.

Saint-Tite raconte l’histoire d’une dynamique familiale complexe avec Sylvain Rouiller (Stéphane Gagnon), un cowboy prenant part lors de la dernière journée du festival à l’épreuve finale de la monte du taureau sauvage. Père d’une adolescente (Charlee-Ann Paul) élevée par sa grand-mère (Carmen Ferlan), on suit le trio vivant dans une roulotte en plein cœur de Saint-Tite. En parallèle, une histoire d’amour surgit entre la jeune fille et un garçon (Alexandre Perreault) rencontré lors du festival.

Les réalisatrices ont intégré dans leur scénario la présence de deux véritables cowboys, Nicolas Brien et Pascal Isabelle. «On a beaucoup travaillé avec eux pour que les comédiens soient le plus réalistes possible dans leur rôle. Pascal nous disait des fois:  »Ce n’est pas comme ça qu’on dit. On dit ça de même! »», souligne Élizabeth Marcoux-Bélair.

L’aspect documentaire dans le film est très présent avec les images réelles captées dans l’arène et les enclos aux grandes estrades et la voix en arrière-plan de Michel Corbière, célèbre descripteur des épreuves rodéos. «Ce n’était pas toujours évident de faire des scènes dans un cadre réel, mais l’organisation du festival nous a beaucoup aidé pour nous faciliter la tâche», explique Florence Pelletier.

Saint-Tite a été diffusé une première fois en février dernier au Buenos Aires International Film Festival en Argentine. D’autres projections sont prévues dans les prochaines semaines à Montréal au Yes! Let’s Make a Movie Film Festival, en Espagne au Marbella International Film Festival, en Ontario au Vox Popular Media Arts Festival et en Alberta au Airdrie Film Fest.

Saint-Tite n’est pas la première œuvre cinématographique tournée dans la capitale québécoise des cowboys. On se souvient du film Mustang sorti en 1975 et mettant en vedette Willie Lamothe, Claude Blanchard et Nanette Workman entre autres.

Bande annonce de Saint-Tite: https://vimeo.com/394538643

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