3 chiffres méconnus sur le Projet Mauricie
Ce texte a été écrit en partenariat avec TES Canada
Le Projet Mauricie ne reçoit pas un seul sous en subvention gouvernementale, pourrait faire disparaître jusqu’à 125 millions de litres de diesel par année, le tout, avec la moitié moins d’éoliennes qu’il en aurait fallu il y a 10 ans.
0 $ en subvention publique (ou gouvernementale)
Contrairement à plusieurs projets majeurs liés à la transition énergétique, le Projet Mauricie ne dépend d’aucune subvention publique. Il repose exclusivement sur des investissements privés, pour un coût total évalué à environ quatre milliards de dollars. Selon une analyse de la firme Mallette, le projet générera près de 5,6 milliards de dollars en retombées économiques au Québec, dont une part importante en Mauricie, tant durant la phase de construction que d’exploitation. À la clé : 4 335 emplois, plus de 1,9 milliard de dollars en salaires qui seront injectés dans l’économie locale et plus de 700 millions en revenus fiscaux et parafiscaux pour les gouvernements provincial et fédéral.

L’évolution de la technologie permet d’utiliser 50 % moins d’éoliennes
Projet Mauricie vise une capacité de production de 800 MW grâce à environ 120 éoliennes de nouvelle génération, chacune offrant une puissance de 6 à 7 MW.
À titre comparatif, un parc de puissance équivalente il y a environ 10 ans aurait nécessité entre 180 et 250 éoliennes. Ce choix à la fine pointe de la technologique combiné à des avancées techniques dans le secteur permettent de réduire de près de 50 % le nombre d’éoliennes, ce qui diminue les impacts sur le territoire.

Malgré leur plus grande taille, ces éoliennes ne sont pas plus bruyantes que les modèles récents comparables. Aussi, en vertu des exigences du ministère de l’Environnement le niveau sonore des éoliennes ne doit pas dépasser les 40 décibels à la maison la plus proche, ce qui se compare à un chuchotement dans une bibliothèque.
125 millions de litres de diesel en moins par année
L’objectif du Projet Mauricie n’est pas de produire de l’électricité pour la vendre, mais de contribuer de façon structurante à la décarbonation du Québec en fabriquant de l’hydrogène vert.

Ce carburant pourrait notamment servir à remplacer le diesel dans le secteur des transports, responsable d’environ 43 % des émissions de gaz à effet de serre de la province. Le transport lourd sur de longues distances, émetteur d’une part importante de ces GES, ne peut pas être décarboné efficacement par des batteries électriques en raison des contraintes d’autonomie, de recharge et de charge utile.
Dans ce contexte, l’hydrogène vert produit par Projet Mauricie est appelé à jouer un rôle clé pour remplacer le diesel dans les camions lourds, alors que les alternatives sont plus limitées.
