Propriétaires d’un commerce centenaire

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Par Audrey Leblanc
Propriétaires d’un commerce centenaire
Valérie Bureau et Danny Adam ont pris la relève du Magasin Frigon il y a cinq ans. (Photo : Audrey Leblanc)

SAINT-PROSPER. Il y a cinq ans, Valérie Bureau et Danny Adam vivaient leur baptême de l’entrepreneuriat en prenant la relève du Magasin Frigon à Saint-Prosper. Depuis, ils écrivent à leur tour l’histoire de ce lieu vieux de plus de 150 ans.

Véritable institution à Saint-Prosper, la quincaillerie a toujours été la propriété de la famille Frigon avant l’arrivée du jeune couple. «Gérald, le monsieur de qui on a acheté, avait acheté ça de son père, qui lui avait acheté d’une autre personne dans la famille Frigon», raconte Mme Bureau.

Adolescent, M. Adam y avait même travaillé pendant un été. À l’époque, il était bien loin de se douter qu’il allait un jour devenir propriétaire des lieux. Et pourtant, cette idée avait déjà effleuré l’esprit de son prédécesseur.

«Je viens de Saint-Prosper, alors je connais l’entreprise depuis toujours, indique M. Adam. J’ai passé mon enfance à venir ici et j’y ai travaillé vers l’âge de 16-17 ans. Je me souviens qu’une fois Gérald m’avait déjà dit que ce serait à moi plus tard. C’est drôle quand j’y repense.»

«Il y a un peu plus que cinq ans, je suis venu ici faire une commission et Gérald m’a dit que c’était à vendre et m’a demandé si je le voulais, poursuit M. Adam. Ça m’a surpris sur le coup, mais l’idée a fait son bout de chemin. J’y ai pensé pendant quelques mois, on s’en est parlé et on a décidé de foncer.»

Il faut dire que le couple avait en tête de devenir propriétaire depuis déjà un bon moment. Cette opportunité est arrivée à point nommé.  «On tenait à garder l’endroit comme il était, souligne Mme Bureau. Pour nous, c’est une question de respect envers les anciens propriétaires et les clients. L’histoire du magasin fait en sorte que les gens viennent ici. On dit souvent qu’on a remplacé le perron de l’église. On a nos habitués qui viennent nous voir, parfois seulement pour jaser.»

«On sent qu’il y a un sentiment d’appartenance de la population envers le magasin. Ça fait partie de la beauté d’avoir un commerce de proximité», renchérit M. Adam.

Ancrés dans leur communauté

Le Magasin Frigon est l’un des seuls commerces à Saint-Prosper. C’est pourquoi il est d’autant plus important pour les propriétaires de contribuer à la vitalité de la municipalité. «L’importance de l’achat local prend tout son sens, surtout dans une petite municipalité comme la nôtre, soutient Mme Bureau. C’est très important pour nous d’offrir des services à notre monde, pas juste ceux de Saint-Prosper, mais aussi aux gens des municipalités avoisinantes.»

«Ce qui nous différencie des autres, c’est notre service personnalisé et familial. Quand les gens viennent nous voir, on s’intéresse à eux, à leur famille et à leurs projets. On aime parler avec eux et on a le souci de bien les conseiller. On est passionné par ce qu’on fait et on souhaite être ici jusqu’à notre retraite», conclut Danny Adam.

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