Prendre le thé dans des oeuvres d’art

Audrey Leblanc

Prendre le thé dans des oeuvres d’art
Laurence Lambin-Gagnon, l'entrepreneur derrière Pugs and Pigs. (Photo : (Photo - Audrey Leblanc))

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE. Il y a un an pratiquement jour pour jour, le Péradien Laurence Lambin-Gagnon se lançait en affaires en ouvrant une boutique en ligne spécialisée dans le thé haut de gamme jumelée à une galerie céramique. Mettant en vedette le travail des céramistes québécois et des producteurs asiatiques, l’entreprise Pugs and Pigs compte maintenant des clients un peu partout à travers la planète.

C’est en travaillant comme conseiller pour une entreprise spécialisée dans le domaine du thé que Laurence s’est familiarisé avec le travail d’importateur et de dégustateur. Rapidement, il a eu la piqûre et une véritable passion est née. « Avec Pugs and Pigs, c’est cette passion que je veux partager, dit-il. Je veux plonger dans le monde du thé, à ma manière, et rencontrer d’autres amateurs. »

Sa boutique en ligne présente une sélection de thés japonais et chinois qu’il a soigneusement choisis pour leur goût et pour les valeurs qui ont guidé leur production. « Je fais affaire principalement avec le Japon, mais j’importe aussi de Chine, précise-t-il. Mon créneau au Japon se situe dans les thés vieillis. »

Dans le cadre de son travail, Laurence va à la rencontre des producteurs. Il découvre leurs produits, mais aussi leurs méthodes de production. « Je ne m’intéresse pas seulement au goût. Je veux connaître la façon dont le thé est cultivé et à chacune des étapes de sa mise en marché. C’est ce qui donne une valeur ajoutée au produit », soutient l’entrepreneur.

À son arrivée chez un producteur, il lui indique d’emblée le style de thé recherché. Il fait ensuite plusieurs dégustations pour faire sa sélection finale, en tenant compte, notamment, du goût et du prix. Plusieurs enjeux éthiques et moraux entrent aussi en ligne de compte.

« Je m’intéresse surtout aux producteurs qui travaillent à plus petite échelle et qui ont une entreprise familiale, mentionne-t-il. J’achète les produits qui reflètent mes valeurs. Comme les thés japonais que je recherche peuvent avoir 15 ou même 20 ans d’âge, il m’arrive de travailler avec des revendeurs parce que les producteurs ne sont plus toujours là. Mais, somme toute, pour l’instant, j’ai la chance de travailler avec des gens qui parlent un peu en anglais et je baragouine un japonais assez approximatif, alors on arrive à se comprendre. »

Que ce soit en Chine ou au Japon, une fois la sélection faite, il se fait livrer le tout à la maison. « À petite échelle comme je le fais, je peux acheter sur place et le thé m’est ensuite envoyé par la poste », explique Laurence.

Produits d’ailleurs et d’ici

Pugs and Pigs, c’est aussi une galerie céramique comprenant plusieurs objets du thé. Ceux-ci sont tous faits à la main, principalement par des artistes québécois. Précisément, l’entrepreneur fait affaire avec cinq céramistes du Québec, une de France, un de Russie et une de République tchèque.

Là aussi, il va à la rencontre de chacun d’eux pour voir comment ils travaillent et échanger sur les principes qui guident leur art. « J’aime travailler avec des artistes qui utilisent diverses méthodes, c’est ce qui va donner des pièces différentes, fait remarquer Laurence. J’apprécie le côté unique des objets. »

Passionné par le thé et le travail des céramistes, il était tout naturel pour lui de combiner ces deux aspects à son entreprise, d’autant plus que le mariage se fait naturellement. « Ce que j’aime, c’est partager ma passion et offrir des produits distinctifs à des gens curieux qui s’intéressent au thé et aux objets uniques faits à la main. Je leur présente ce que j’aime, les producteurs et les artistes. »

Pour rejoindre les amateurs aux quatre coins du globe, il bâtit depuis des mois une petite communauté de passionnés. Sa principale plateforme d’échange et de diffusion est Instagram. En un an, il a réalisé des ventes notamment en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Palestine et à l’île Maurice. « La langue n’est pas une barrière. C’est la passion qui est notre langage universel », conclut-il.

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