Philippe Trudel domine à sa première saison de flat track

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Par Jonathan Cossette
Philippe Trudel domine à sa première saison de flat track
Philippe Trudel a pris le 6e rang du classement général des pilotes, et ce, malgré qu’il n’ait pris part qu’à trois des neufs épreuves. Photo courtoisie

Philippe Trudel vient de conclure sa première saison de Flat Track Motocross. Bien qu’il approche la quarantaine, il a su coiffer plusieurs jeunes pilotes au fil d’arrivée lors des trois épreuves auxquelles il a pris part. Ses trois podiums lui ont d’ailleurs valu une sixième place au Championnat canadien 2019.

Le natif de Saint-Stanislas caressait la compétition depuis quelques années déjà, lui qui en avait déjà fait dans sa début vingtaine.

«J’avais cette idée en tête depuis quelques années et je me suis essayé à l’hippodrome de Trois-Rivières au début de l’été. C’était ma première compétition de flat track à vie et j’ai terminé en troisième place. Ça m’a vraiment donné le goût de continuer», confie-t-il d’entrée de jeu.

«Ça s’est très bien passé par la suite aussi. Je suis mécanicien de métier alors je me suis monté une bonne moto en conséquence. J’ai trouvé la bonne recette! Faute de budget, je n’ai pris part qu’à trois courses sur neuf du championnat canadien. J’ai terminé premier, deuxième et troisième, ce qui m’a placé en sixième place sur 45 pilotes.»

La majorité des épreuves du Championnat canadien ont lieu du côté de l’Ontario. Des neufs courses au calendrier, une seule est présentée en sol québécois. Pour ce qui est du Championnat québécois, celui qui conduit un motocross depuis l’âge de 12 ans n’a pas chômé là non plus.

«J’ai fini au deuxième rang au classement amateur et au premier rang du côté des vétérans. C’est un tout nouveau circuit alors nous n’avions que trois épreuves cet été. L’an prochain, on devrait monter à cinq courses et je vais viser rien de moins que le championnat amateur», explique-t-il.

Maintenant qu’il a eu la piqure pour la compétition, il sera difficile de faire descendre Philippe Trudel de sa moto.

«J’aime le fait que ce soit un mélange de préparation, de talent et d’évaluation. Lorsque tu es live sur le circuit, tout change au cours de la journée. Les essais ont lieu le matin, les qualifications sont dans l’après-midi, et souvent, on course vers 20h ou 21h. Il faut s’adapter aux changements de la piste.»

«Les conditions changent, mais la température aussi. Il faut s’adapter tout au long de la compétition. Il faut être polyvalent. Je suis vraiment chanceux d’avoir ma femme avec moi. Elle m’aide énormément avec le tournevis. On a du fun parce que c’est devenu notre deuxième famille. Il y en a qui vont faire du camping de plage la fin de semaine, et bien nous, c’est du camping de course. Évidemment, j’aime aussi l’adrénaline qui vient avec ça», ajoute celui qui habite désormais Saint-Prosper.

Direction Sainte-Geneviève-de-Batiscan

À nouveau cette année, motos et VTT sont attendus sur la rivière Batiscan le 22 février prochain dans le cadre du deuxième Challenge Ovale de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Le pilote de 38 ans en sera à sa première expérience sur glace.

«Je vais être là c’est sûr!», lance-t-il sans hésitation. «Ma moto ne sera pas parfaitement montée, surtout parce que je garde mon budget pour l’été. J’ai déjà fait du flat track sur la glace dans le passé, mais par pur plaisir. J’ai bien hâte de voir comment ça va se passer.»

«La moto va être complètement différente de celle que je conduis l’été. On va avoir des crampons, en plus des nouveaux réglages de suspension et de freins. On va aller s’amuser! On va essayer de viser le podium parce que c’est sûr que je ne vais pas là pour finir dernier.»

De son propre aveu, il espère compétitionner tant que la santé et le budget lui permettront. D’ailleurs, si des entreprises veulent l’aider à poursuivre ses ambitions en le commanditant, libre à elles de prendre contact avec Philippe.

«C’est certain que si des entreprises de la région veulent m’appuyer, elles sont les bienvenues. Je dois remercier mon employeur aussi, le Groupe Lafrenière Tracteurs, qui m’aide à pouvoir me rendre aux courses en ajustant mon horaire.»

«J’espère pouvoir continuer pendant un bout. On voit plusieurs pilotes de plus de 50 ans sur le circuit et ils sont encore très dominants», conclut-il.

 

 

 

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