Le feu de forêt près de West Kelowna, en Colombie-Britannique, a été maîtrisé

WEST KELOWNA — Le BC Wildfire Service a reclassé l’incendie du parc régional Kalamoir comme «maîtrisé» mardi, alors que des résidents de West Kelowna ont dû évacuer leur domicile.

Le service d’incendie de la Colombie-Britannique a indiqué que le brasier était maîtrisé vers 16 h 30.

Le centre régional de gestion des urgences de l’Okanagan central a assoupli l’ordre d’évacuation concernant 357 propriétés environ deux heures plus tard, permettant ainsi aux habitants de rentrer chez eux.

Au total, 742 propriétés restaient soumises à une alerte d’évacuation, et environ 1600 habitants ont été invités à se tenir prêts à partir à tout moment.

Des évacuations tactiques étaient déjà en cours lorsque l’ordre d’évacuation avait été donné pour les habitations situées juste au sud du pont flottant Bill Bennet, qui mène à Kelowna.

Le BC Wildfire Service a indiqué plus tard par voie de communiqué que l’incendie, qui couvrait huit hectares, ne devrait plus se propager au-delà de son périmètre actuel ni franchir les lignes de confinement.

L’incendie a été repéré peu après que les autorités provinciales ont fait le point mardi sur les perspectives en matière de feux de forêt en Colombie-Britannique, affirmant que les averses printanières et un début de saison tardif «masquaient» une sécheresse sous-jacente et le risque d’une recrudescence des incendies.

Neal McLoughlin, responsable des services de prévision, a déclaré lors de la conférence de presse que les conditions actuelles de sécheresse sont plus graves que celles enregistrées à la même période de l’année lors des saisons de feux historiques de 2017, 2018 et 2021.

West Kelowna s’était retrouvée au cœur d’un important incendie en 2023, au cours duquel près de 190 bâtiments avaient été détruits par les flammes et plus de 30 000 personnes avaient été évacuées dans toute la région centrale de l’Okanagan. Le gouvernement de la Colombie-Britannique avait alors déclaré l’état d’urgence à l’échelle de la province.

M. McLoughlin a affirmé qu’il était peu probable que la Colombie-Britannique reçoive suffisamment de pluie pour atténuer sa sécheresse persistante, et qu’il suffirait d’une ou deux semaines de chaleur estivale pour assécher les combustibles de surface susceptibles de s’enflammer, en particulier avec l’arrivée de la saison des orages.

Des incendies «violents» et difficiles à maîtriser sont attendus dans tout le sud de la Colombie-Britannique à mesure que la saison atteindra son apogée en juillet ou en août, a-t-il ajouté.

Un deuxième incendie, qui fait rage au sud de Kamloops, a contraint les occupants d’une propriété à évacuer les lieux.

Selon le BC Wildfire Service, l’incendie de Kullagh Creek s’étend sur 1,3 kilomètre carré et devrait se propager au-delà de son périmètre actuel.

Par ailleurs, Dave Campbell, directeur du Centre de prévision des régimes fluviaux de la Colombie-Britannique, a déclaré que le temps chaud de ce printemps avait entraîné une fonte précoce des neiges dans le sud de la province, où les rivières et les ruisseaux affichent, dans certaines zones, des débits faibles pour cette période de l’année.

Les modèles indiquent également avec une «quasi-certitude» que la Colombie-Britannique connaîtra des températures supérieures à la normale au cours des prochains mois, a-t-il ajouté.

Les responsables affirment toutefois que la province est prête à faire face à ce qui l’attend. Le ministre des Forêts, Ravi Parmar, a notamment souligné les efforts de prévention menés tout au long de l’année par les services de lutte contre les feux de forêt, ainsi que le recours accru à la technologie de vision nocturne pour aider les équipes à travailler de nuit.

«Nos équipes sont prêtes à intervenir aux quatre coins de la province», a-t-il assuré, ajoutant que la province avait recruté et formé des pompiers plus tôt que par le passé.