Neuf localités se mobilisent pour sauver leur église

Par Rédaction Mékinac-Chenaux
Neuf localités se mobilisent pour sauver leur église
(Photo : archives)

MRC DES CHENAUX. Neuf localités de la MRC des Chenaux lancent un appel pour sauver leurs églises de la fermeture.

C’est que depuis le début de la pandémie le 13 mars, il n’y a plus de revenu pour payer les factures des frais fixes. Cette campagne conjointe de financement vise à renflouer les coffres de chacune des neuf communautés locales pour disposer de l’argent nécessaire au maintien du patrimoine religieux dont elles ont la responsabilité.

Les neuf églises coûtent chacune entre 15 000$ et 50 000$ en frais fixes, selon sa grosseur et l’implication bénévole. On parle d’une moyenne de 30 000$ par année par église pour payer la consommation énergétique, les dépenses d’entretien régulier, les assurances et les taxes. Cette somme  n’inclut ni les salaires ni les travaux majeurs.

«Ensemble, nous sommes comme une PME avec 17 salariés à temps complet ou occasionnels. À la fermeture des églises, 90% du personnel a été suspendu et bénéficie de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ou de la subvention salariale. Mais ces mesures d’aide se termineront bientôt et ça ne paie pas les frais fixes des bâtisses-églises», précise l’abbé Claude Lapointe, prêtre responsable des neuf églises.

Des lettres sont envoyées dans chaque maison de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Saint-Prosper, Saint-Stanislas, Batiscan, Champlain, Saint-Luic-de-Vincennes, Saint-Maurice et Saint-Narcisse  avec un formulaire de don. Les fonds peuvent être faits par chèque, virement Interac ou tout autre moyen souhaité.

«La santé patrimoniale est en jeu. On a tous été émus lors de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Nos Notre-Dame-de-Paris à nous, ce sont nos églises de campagne, dans chacun de nos villages. C’est le temps plus que jamais de se réunir pour donner un avenir à ces châteaux d’histoire et d’art que sont nos églises, pour les réinventer, mais en même temps il faut de l’argent pour payer les factures, pour qu’elles tiennent le coup», lance René Beaudoin, président d’assemblée de la Fabrique des paroisses de Sainte-Élisabeth et de Saint-Laurent-de-la-Moraine

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