Marcel Gosselin, l’homme fort de Sainte-Thècle

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Par Bernard Lepage
Marcel Gosselin, l’homme fort de Sainte-Thècle
Aujourd'hui âgé de 86 ans, Marcel Gosselin conserve quelques souvenirs de son ancienne vie d'haltérophile d'élite. (Photo : (Photo L'Hebdo - Bernard Lepage))

SAINTE-THÈCLE.  Dans le salon, des dizaines de trophées et médailles traînent sur une table autour d’un buste de Louis Cyr. Sur le mur, quelques photographies noir et blanc d’un jeune culturiste au corps bien découpé attirent l’attention. Pas de doute, l’octogénaire qui vit ici devait être un tout un athlète dans son jeune temps. 

« Mon meilleur physique, je l’ai eu à 78 ans », lance Marcel Gosselin aujourd’hui âgé de… 86 ans. Encore bien droit et l’œil toujours vif, le résident de Sainte-Thècle était en effet un sportif accompli dans la vingtaine alors qu’il vivait à Sillery, en banlieue de la Ville de Québec à l’époque.

En 1956, le qualifiant d’espoir en vue des prochains Jeux olympiques, un journal local écrivait « Gosselin, un poids coq de 120 livres, semble ne pas avoir de rivaux sérieux dans sa catégorie même s’il est relativement nouveau venu dans ce sport. »

Finalement, une blessure l’empêchera de prendre part aux Jeux olympiques de Rome en 1960, mais il participera tout de même aux Jeux du Commonwealth de 1958 qui se tenaient au Pays de Galles, en Europe.

Arrivé là-bas par paquebot, le jeune homme de 23 ans récoltera une médaille de bronze dans la catégorie Poids Coqs en soulevant 274 livres au bout de ses bras. Marcel Gosselin ne fut devancé ce jour-là que par un Sud-Africain et un Anglais qui levèrent respectivement 299 et 285 livres.

Discret au sujet de ses exploits sportifs d’antan, bien peu de gens de Sainte-Thècle connaissent son passé d’athlète. « Ma conjointe était native d’ici et au début des années 2000, nous avons décidé de nous y établir pour de bon », explique Marcel Gosselin.

Dans son garage, des dizaines de disques et de barres sont entreposées pêle-mêle, autant de témoins de son ancienne vie d’athlète. « L’haltérophilie n’a jamais été mon grand amour, reconnaît-il, mais ça me faisait passer le temps », se souvient celui qui a appris tout seul à lever des poids, mais dont les résultats lors des compétitions ont rapidement attiré l’attention des entraîneurs.

De son propre aveu, s’il y avait mis plus de constances dans les entraînements, ce n’est pas sur la 3e marche du podium qu’il aurait montée en 1958, mais bien sur la première.  Après sa médaille de bronze au Pays de Galles, Marcel Gosselin participera à une autre compétition de niveau international: les Jeux du Commonwealth de 1966 présentés à Kingston, en Jamaïque. Cette fois-là, l’homme fort de Sainte-Thècle termina 5e de sa catégorie.

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