Les petits délices à l’érable de Kathia

Audrey Leblanc

Les petits délices à l’érable de Kathia
Kathia Massicotte en train de préparer ses meringues à l'érable dans sa cuisine. (Photo : (Photo - Audrey Leblanc))

SAINT-NARCISSE. C’est par hasard que Kathia Massicotte a eu le coup de foudre pour les meringues à l’érable. Un test culinaire fait par sa mère il y a quatre ans s’est transformé en une petite entreprise, Blanc cassé, opérée depuis sa résidence à Saint-Narcisse. 

Éducatrice de formation, la citoyenne de Saint-Narcisse s’est lancée en entrepreneuriat pour faire découvrir aux gens ses petits délices à l’érable. « C’est un produit dérivé d’une recette familiale, explique-t-elle. Ma grand-mère faisait toujours de la mousse à l’érable à ses invités, puis ma mère a poursuivi la tradition. C’était tellement apprécié que les gens lui en demandaient souvent. »

« Un moment donné, ma mère en a trop fait et elle a mis au four le surplus pour voir ce que ça donnerait, poursuit Kathia. J’ai eu un coup de cœur sur le résultat. » Au tout début, sa famille et elle faisaient de grosses galettes qu’ils offraient à leur entourage. Puis, ils ont testé le produit auprès de la clientèle de leur cabane à sucre familiale située à Saint-Prosper.

« Il y avait vraiment de la demande, puis j’ai eu envie de faire de petites bouchées au lieu des galettes, raconte Kathia. C’est comme ça que j’ai commencé à faire des meringues à l’érable. Je trouvais ça tripant parce que tout le monde autour de moi ne connaissait pas la meringue à l’érable et découvrait le produit. J’ai démarré l’entreprise très tranquillement. Au début, c’était plus pour le plaisir, mais je me suis mise à triper là-dessus et à en faire de plus en plus. »

En quatre ans, elle a quadruplé sa production. Elle a commencé par en offrir seulement dans le temps des Fêtes, puis elle a ajouté à son calendrier de production les autres occasions spéciales telles que la Saint-Valentin, Pâques et l’Halloween.

« Je m’amuse avec les formes. Je fais des coeurs, des lapins, des fantômes, etc., énumère-t-elle. Ma plus grosse période de production, ça reste les fêtes connues dans l’année.  Entre ça, j’y vais avec la demande. J’en fais, entre autres, pour des fêtes d’amis et des funérailles. »

Conciliation travail-famille

Bien qu’être entrepreneure apporte son lot de défis, cela lui permet de concilier travail et famille. « Mes journées de production ressemblent à un marathon, lance-t-elle en riant. D’un autre côté, mon horaire me permet de voir mes enfants. Ils peuvent venir dîner à la maison les jours d’école. Ils voient aussi les différentes facettes de l’entrepreneuriat et je trouve que ce sont de belles valeurs à leur transmettre. »

En une journée de production intense, Kathia peut faire environ 75 sacs de meringues à l’érable. Des gens de la région et de l’extérieur se déplacent jusqu’à chez elle pour en acheter.

« Parfois, je suis vraiment surprise de voir que les gens font beaucoup de route pour venir chercher leurs meringues à l’érable jusqu’ici. Je sais que mon produit s’est rendu aux États-Unis et aux îles de la Madeleine », dit-elle.

La demande étant grandissante, des entreprises du coin l’ont même approchée pour en avoir sur leurs tablettes. « Il y a un potentiel de développement, mais pour répondre à la demande en respectant les normes du MAPAQ, il faudrait que j’aie un local fermé et que j’embauche plusieurs personnes », précise-t-elle. 

« Pour l’instant, j’y vais au jour le jour, je me laisse porter par le moment présent. Je ne sais pas encore si je vais grossir l’entreprise. Dans tout ça, peu importe où l’entrepreneuriat me mènera, ça m’aura permis de voir tout le travail qu’il y a derrière une entreprise », conclut-elle.

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