L’entrepreneuriat bien en selle à l’école Paul-Le Jeune

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Par Patrick Vaillancourt
L’entrepreneuriat bien en selle à l’école Paul-Le Jeune
Les élèves qui s’impliquent dans le projet les Mordus. (Photo : courtoisie)

SAINT-TITE. Tranquillement mais sûrement, l’entrepreneuriat a fait son chemin à l’école secondaire Paul-Le Jeune de Saint-Tite. Si on retrouvait une douzaine d’élèves impliqués en 2017, plus d’une soixantaine de jeunes s’impliquent volontairement dans l’un des 11 projets, ce qui représente 10% des élèves de l’établissement d’éducation.

Les projets, tous différents les uns des autres, sont affichés par le responsable Denis Bourassa en début d’année scolaire, et les jeunes donnent leur nom sur une base volontaire selon leur champ d’intérêt. Le choix est large, de la pêche à la menuiserie, en passant par la photo, le sport ou des domaines plus artistiques.

«Nous avons des projets qui sont maintenant à la troisième année d’existence. Bien souvent, après un an, lorsque le projet fonctionne, les élèves commencent à faire des profits à la deuxième et à la troisième année du projet», explique M. Bourassa.

Le projet entrepreneurial touche à plusieurs matières et souvent, il s’agit d’éléments plus tangibles pour les jeunes comparativement à seulement apprendre dans les livres. Ils doivent réaliser un budget, ils doivent réaliser des affiches de leur projet dans un français impeccable, ils doivent aussi établir des partenariats avec les entreprises ou des organismes du milieu…

«Si je prends l’exemple du projet Aloès que ça va, au départ il y avait qu’un élève qui voulait faire des produits à base d’aloès. Mais j’étais septique parce qu’il existe déjà des produits en vente à la pharmacie et c’est une question de chimie. J’ai acheté quand même des aloès et des cactus que j’ai mis dans le fond de la classe. L’élève est embarqué dans le projet de s’occuper des plantes, et ça tout changé. Il avait le profil du décrocheur. La directrice et ses parents sont venus me voir pour dire comment ce petit projet l’avait changé. Un autre garçon s’est impliqué, ils viennent ici après l’école, ils sont bien! Ce n’est pas un projet qui rapportera de l’argent, mais un projet avec une valeur humaine incroyable», exprime l’enseignant.

Pour M. Bourassa, à l’époque les jeunes avaient deux pôles pour se rattacher à l’école hors des heures de cours: les sports et le socioculturel. «C’est un troisième pôle qui est né avec l’entrepreneuriat. Ce que je remarque, c’est qu’ils travaillent sur leurs passions. Les intérêts sont élargis avec le web et ils viennent par goût. Je sais que les jeunes qui embarquent, c’est parce qu’ils le veulent. Et de voir que 10% des élèves s’impliquent dans l’entrepreneuriat, c’est écoeurant! Ça commence à prendre des proportions intéressantes!»

Les projets entrepreneuriaux

-La Baraque (kiosque de vente de boissons et nourriture, 7 élèves)

-Pickelball PLJ (5 jeunes, voir autre texte)

-Paul corn (vente de pop-corn variés, 7 jeunes)

-Vélosmooth (confection de smoothies avec un vélo, 2 élèves)

-Aloès que ça va (production de plantes d’aloès et de cactus, deux jeunes)

-Les mordus (récupération et réparation d’articles de pêche, 7 élèves)

-S.O.S. Chauve-souris (1 élève, confection de nichoirs pour chauve-souris)

-Les durs à cuir (confection de bracelets et porte-clés, 5 élèves)

-À pas feutrés (confection de semelles en feutre, 7 jeunes)

-Le western dans l’objectif (photos de festivaliers au Festival western, 3 jeunes)

-Les savons du 405 (confection de savons pour la vente, 10 élèves)

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