Le Maraîcher de Batiscan: 40 ans de culture

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Par Stéphanie Paradis
Le Maraîcher de Batiscan: 40 ans de culture
Pour bien clore la 40e saison du Maraîcher de Batiscan, l'entreprise a été récompensée lors de la Soirée prestige des Chenaux à l'automne dernier. (Photo : tirée de Facebook)

BATISCAN. Olivier Leblanc a toujours été fasciné par le vivant, par la petite semence qu’on met en terre et qui se métamorphose en plante. « Je suis dans mon élément», lance celui qui a pris la relève de l’entreprise familiale à l’âge de 22 ans. Il a commencé d’ailleurs à s’impliquer plus sérieusement à 11 ans, pour ensuite faire ses études à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe. Il a toujours un peu su qu’il reprendrait les rênes du Maraîcher de Batiscan.

C’est par la culture de l’asperge que naissait, il y a de cela 40 ans, Le Maraîcher de Batiscan. Puis, au fil des années, l’entreprise a suivi la demande et la tendance des consommateurs, passant de quelques spécialités à maintenant un peu plus d’une douzaine.

Mais même si le temps passe, certaines choses ne changent pas: « Même si la variété augmente, ce qui ne change pas, c’est le désir d’offrir la fraicheur au client, explique M. Leblanc. Depuis l’année 1, c’est ce à quoi les clients sont habitués et c’est pour ça qu’autant les habitués que les nouveaux clients reviennent. »

Le Maraicher de Batiscan réussit ce tour de force de fraicheur en éliminant le temps écoulé inutilement entre la récolte et la disponibilité sur les étalages, tout simplement avec l’absence d’intermédiaires.

«Ce n’est pas pour dénigrer les bons produits qu’il peut y avoir en épicerie, mais ça n’a rien à voir avec un produit vendu de la ferme directement au consommateur », précise le maraîcher.

« En plus, depuis quelques années, la demande est là pour ce genre d’étalage. Les gens aiment mettre un visage sur leur producteur et sur les produits qu’ils achètent. Cette confiance avec le consommateur est la mission première de notre ferme », ajoute Olivier Leblanc.

Savoir déjouer la nature

Alors que l’asperge a été la vedette durant plusieurs années et que la demande est toujours grandissante, Le Maraîcher de Batiscan a tout de même développé de nouvelles spécialités, comme la fraise de serre, une culture moins répandue.

« Même si c’est plus coûteux à produire en serre qu’en champ, les gens viennent quand même acheter chez nous parce qu’ils sont contents d’enfin manger ce qu’on connait comme fraises de saison: des fraises tendres, juteuses et sucrées, qui se démarquent de ce qu’on mange l’hiver et qui vient d’ailleurs », explique Olivier Leblanc.

Le maraîcher cultive également d’autres produits dans ses serres, comme la laitue, les haricots, la carotte, le concombre et le radis. M. Leblanc réussit ainsi à déjouer la nature et à proposer très tôt dans la saison des produits frais de sa ferme avant la saison de la culture en champs.

« Le coup d’éclat que je veux faire, c’est que quand monsieur ou madame Tout-le-Monde est prêt à mettre ses semences en terre, moi j’ai déjà le produit prêt-à-manger! », lance M. Leblanc avec fierté.

Ainsi, au début de mai 2020, Le Maraîcher de Batiscan sera prêt à accueillir de nouveau sa clientèle. En plus de ses fruits et ses légumes, il est possible de s’y procurer tout pour un pique-nique ou un souper improvisé, comme des produits de boulangerie, des fromages, des viandes marinées, des poissons et des fruits de mer, ou encore des bières de microbrasserie. Il est également possible de procéder à l’autocueillette de fraises, bleuets et framboises en saison.

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