La piqûre pour le tir à la corde 

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt
La piqûre pour le tir à la corde 
Sur la photo, on aperçoit Dorothée Mitchell, Marianne Chartier, Valérie Thiffeault-Duchemin, Julie St-Arnaud, Marie-Pierre Grenier, Rébecca Dargis, et Jessica Frigon. (Photo : courtoisie Douglas Mitchell.)

CHAMPLAIN.  Si on avait dit à Jessica Frigon de Champlain qu’elle allait faire partie d’une équipe féminine de souque à la corde avant la pandémie, elle ne l’aurait jamais cru!

C’est grâce à son beau-frère qui réside à Saint-Boniface que Jessica Frigon a pu vivre une première expérience d’une compétition de souque à la corde comme spectatrice.

 » Je suis allée voir mon beau-frère une fois et je suis tombée en amour avec ce sport. Je me disais au début que je n’étais pas assez forte pour faire des compétitions parce que c’est de la force pure et dure. Mais juste regarder ça, ça donne une émotion intérieure. Je conseille à tout le monde d’aller voir ça au moins une fois. C’est fou! J’ai tellement hâte de compétitionner! « 

En compagnie de quatre autres filles de Champlain et de deux filles de Saint-Boniface, une équipe s’est formée lors de la dernière compétition au début septembre au camping de St-Édouard.

 » Ça s’est fait comme un cheveu sur la soupe à Saint-Édouard, explique Jessica Frigon. Il y a une équipe de filles qui s’est désistée de la compétition qui avait payé son inscription. Alors on a profité de l’occasion pour prendre la place pour le fun. C’était très hasardeux, car on n’avait pas pratiqué et on n’avait pas toutes le matériel nécessaire, comme les bottes antidérapantes. On n’avait pas l’intention de s’inscrire avant d’aller là. Après la compétition, on a formé notre équipe pour pouvoir participer à la compétition de Shawinigan le 27 novembre. « 

Jessica indique que plusieurs filles ont eu la piqûre lors de cette compétition, dont elle.  » Deux filles de l’équipe qui s’est désistée et mois avons pris la décision de former une nouvelle équipe pour compétitionner ensemble. On s’entraîne chaque dimanche à Champlain dans le gymnase du centre de loisirs. « 

 » C’est de l’adrénaline pure et dure. J’en rêve pendant toute la semaine! Je faisais des sports légers de façon régulière, mais le souque à la corde, c’est extrêmement exigeant. J’ai l’impression de je tombe sur une autre planète quand je commence à tirer. Je ne sais pas comment expliquer ça. Tu t’abandonnes complètement sur la corde. « 

Pour le groupe de filles, le premier objectif est le plaisir.  » Je m’amuse à dire aux filles qu’on va faire la compétition pour le plaisir et si on fait un pas par derrière, ce sera un grand bonheur. Si on fait plus, tant mieux et sinon, tant pis. « 

La série Le jeu du Calmar a fait fureur au cours des derniers mois. On y voit notamment les participants participer à une épreuve de tir à la corde au péril de leur vie. L’un des personnages donne le conseil à son équipe de mettre leur poids vers l’arrière dès le départ. Est-ce la bonne stratégie en réalité?

 » C’est ça la stratégie et c’est la meilleure! Celle d’avancer de deux pas et de tirer, c’est illégal. On aime mieux notre compétition en plus léger pour ne pas risquer nos vies « , lance à la blague Jessica.

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