La danse s’amène dans les parcs

Marie-Eve B. Alarie
mbalarie@icimedias.ca

La danse s’amène dans les parcs
Raphaëlle Côté-Germain, fondatrice de l'Escouade IndépenDANSE. (Photo : (Photo courtoisie))

DANSE. Animée par une passion pour la danse depuis son tout jeune âge, Raphaëlle Côté-Germain est revenue dans son coin de pays, à Saint-Adelphe, il y a plusieurs années pour partager son amour de la danse et l’enseigner aux jeunes du territoire.

Après des études en enseignement de la danse, Raphaëlle Côté-Germain a fondé l’Escouade IndépenDANSE en septembre 2014. « À mon retour dans la région, je suis d’abord allée porter mon CV dans des écoles de danse. Celle où j’avais trouvé un emploi a dû déclaré faillite. C’est à ce moment que je me suis reviré sur un dix sous et j’ai lancé l’Escouade IndépenDANSE, raconte-t-elle. C’était clair dans ma tête que je voulais revenir dans mon coin de pays et travailler dans le milieu de la danse. J’ai suivi un cours de lancement d’entreprise et je me suis finalement créé mon emploi de rêve ici. »

Elle souhaitait également bonifier l’offre pour la danse dans la MRC de Mékinac. « Je me souviens que, lorsque j’étais petite, mes parents devaient m’amener à Shawinigan pour mes cours de danse. J’aurais aimé danser trois ou quatre fois par semaine, mais ça devenait compliqué. Il y avait un manque d’activités de ce genre et l’offre en danse était limitée », précise Raphaëlle Côté-Germain.

C’est aussi l’une des missions de son entreprise: rendre la danse accessible à tous. C’est dans cette optique que l’Escouade IndépenDANSE se déplace dans les écoles des MRC de Mékinac et des Chenaux pour offrir des cours de danse.

Avec la pandémie de COVID-19, la jeune entrepreneure a dû revoir ses plans dans les derniers mois, les cours de groupe ayant longtemps été interdits. Lorsque le gouvernement a annoncé l’autorisation de reprendre les cours extérieurs, Raphaëlle Côté-Germain était dans sa voiture. Les idées ont commencé à se bousculer dans sa tête.

« Je me disais qu’il fallait que je saute sur l’occasion et que je fasse quelque chose. J’ai eu un flash: il faut danser dans les parcs. En arrivant chez moi, je me suis dépêchée à publier une vidéo sur Facebook pour annoncer une nouvelle session de danse dans les parcs. J’avais une municipalité en tête, mais d’autres m’ont aussi approchées. Au final, j’ai donné des cours de danse dans les parcs de Saint-Adelphe et de Saint-Casimir à raison de trois soirs par semaine », indique-t-elle.

Quarante-huit heures plus tard, les cours étaient complets.

« Lors des activités de Danse dans l’parc, même si nous n’étions que dans deux municipalités, l’ensemble des inscriptions regroupait des élèves de plus dix municipalités. Il y avait des jeunes de Lac-aux-Sables, Saint-Ubalde, Saint-Stanislas, Sainte-Thècle, Saint-Casimir, Saint-Séverin, Saint-Adelphe, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Saint-Marc-des-Carrières et Saint-Thuribe. C’est une petite fierté pour moi que les gens aient pris le temps de se déplacer autant. C’est rassembleur. »

Les parents lui disaient que les jeunes étaient vraiment contents de reprendre la danse.

La session Danse dans l’parc est terminée, mais l’Escouade IndépenDANSE propose des mini-sessions Danse dans l’parc, sur la route! dans les MRC de Mékinac et des Chenaux et des alentours. Une première activité de danse cardio a eu lieu à Saint-Séverin le 14 juillet dernier. Une seconde a eu lieu le 20 juillet à Saint-Casimir avec un cours de danse pour enfant et un autre de danse cardio.

Les prochaines dates seront annoncées sur la page Facebook de l’Escouade IndépenDANSE.

Raphaëlle Côté-Germain prépare également la reprise de ses cours de danse réguliers en prévision de l’automne, en croisant les doigts pour que les choses continuent de s’améliorer avec la pandémie.

« J’ai hâte que ça reprenne! C’est aussi pour ça que j’en fais un peu cet été. Normalement, quand j’arrive dans une école, c’est comme si c’était Noël pour les enfants! Ils sont excités, onth âte de danser. Il faut dire qu’ils participent aussi au spectacle de fin d’année, ont droit à des costumes aussi. Je pouvais visiter six écoles par semaine pour offrir des cours de danse. Ça montre aussi que les écoles sont intéressées à proposer une offre comme celle-là. Là, avec la COVID, ce sont deux spectacles de fin d’année qui n’ont pas pu avoir lieu. J’ai dû annuler trois sessions. J’ai hâte de retrouver mes élèves », termine-t-elle.

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