Éthique: aucune sanction envers Marie-Louise Tardif

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Par Bernard Lepage
Éthique: aucune sanction envers Marie-Louise Tardif
Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette - Saint-Maurice. (Photo : >(Photo L'Hebdo du St-Maurice – Bernard Lepage))

PLAINTES. La députée de Laviolette – Saint-Maurice sort presque blanchie de l’enquête menée par la Commissaire à l’éthique et à la déontologie du Québec à son endroit.

Dans un rapport de 41 pages rendu public le 2 décembre, Ariane Mignolet devait déterminer si Marie-Louise Tardif avait commis une faute en conjuguant peu après son élection le 1er octobre 2018 sa tâche de députée à celle de directrice générale à temps partiel au Parc de l’Île Melville; et si le transfert du mobilier de l’ancien bureau de comté de Julie Boulet, dans le secteur Grand-Mère, avait été réalisé dans les règles.

La commissaire conclut que la députée n’a pas commis de manquement relativement à l’incompatibilité de fonctions (article 11), l’interdiction de favoriser certains intérêts (article 16) et l’utilisation des biens et services de l’État (article 36).

En revanche, Ariane Mignolet lui donne une légère tape sur les doigts en relevant que Marie-Louise Tardif n’a pas su éviter un conflit d’intérêt (article 26) entre l’exercice de sa charge de députée et sa fonction de directrice générale à temps partiel au Parc de l’Île Melville.

Ce conflit d’intérêt a surgi lorsque la députée de Laviolette – Saint-Maurice a mandaté du personnel du parc pour aller cueillir le mobilier de l’ancien bureau de comté du secteur Grand-Mère. Bien qu’elle ait plaidé durant l’enquête que ces biens n’étaient entreposés au parc qu’en attendant d’être expédiés au Centre Roland-Bertrand, la commissaire n’a pas retenu ses explications.

«La députée n’a mis en place aucune séparation, frontière ou autre mesure de précaution concrète afin de prévenir les risques de conflit entre l’exercice de sa fonction de directrice générale du Parc et sa charge de députée. Cette conduite est imprudente alors que la députée occupait un poste décisionnel au sein du Parc et que ce dernier a comme mandat de gérer un centre récréotouristique appartenant à la plus grande ville de la circonscription représentée par la députée.», peut-on lire dans le rapport.

Ariane Mignolet n’a cependant émis aucune sanction envers la députée, soulignant sa collaboration tout au long du processus d’enquête et l’admission de son erreur dans la gestion de la situation. La commissaire a aussi relevé que Marie-Louise Tardif «croyait sincèrement dans l’urgence d’agir» et «sa bonne foi dans sa prise de décision.»

Dans un communiqué émis aux médias, la députée de Laviolette – Saint-Maurice reconnaît «que ma situation a pu engendrer une certaine confusion. J’ai offert toute ma collaboration à l’enquête et je suis satisfaite que la Commissaire le reconnaissance dans son rapport.»

 

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