Élections municipales 2021: trois maires sortants seront de retour   

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Par Bernard Lepage
Élections municipales 2021: trois maires sortants seront de retour   
Le 5 novembre prochain

MRC DE MÉKINAC. À moins d’un an des prochaines élections municipales le 7 novembre 2021, L’Hebdo a sondé le pouls des maires à propos de leurs intentions. Sur huit des dix maires que nous avons rejoints, trois ont confirmé leur présence sur les prochains bulletins de vote.

Bernard Thompson

Maire de Hérouxville depuis 2009, Bernard Thompson tentera de remporter un 4e mandat en 2021. «Je n’ai jamais vu ces mandats comme des étapes, mais bien l’occasion de mettre en place les concrétisations de certains souhaits», a-t-il expliqué dans un échange courriel.

Il entend prioriser trois dossiers s’il est reporté à la mairie: la reconstruction de l’usine principale d’eau potable affectée par la pyrrhotite, et par le fait même, obtenir des dédommagements pour ces vices cachés, arriver à une entente avec la Ville de Shawinigan concernant le chantier de l’assainissement des eaux usées au lac à la Tortue et, enfin, améliorer l’accès à Internet où Hérouxville est l’une des deux municipalités de Mékinac les moins bien desservies.

Annie Pronovost

Élue une première fois en 2017 à Saint-Tite,   Annie Pronovost sera de nouveau en lice en novembre prochain. «J’ai toujours dit que je voulais y aller pour au moins deux mandats. C’est une nouvelle fonction et ça te prend deux ans pour vraiment être à l’aise et connaître tes dossiers. Dans un 2e mandat, je pourrai donc mettre à profit ce que j’ai appris et être plus proactive.»

La réfection du Sportium, la désignation de Saint-Tite comme municipalité amie des enfants et la remise sur les rails du dossier de l’eau potable sont des éléments dont elle est fière, mais elle ne veut pas se commettre sur ses prochaines priorités. «C’est un travail que je compte faire avec le prochain conseil. On va prendre le pouls de chacun, établir les priorités en équipe et faire un plan d’action. C’est comme ça que j’ai toujours travaillé.»

«Si la santé me le prête, je serai candidat», déclare Yvon Bourassa. Le maire de Lac-aux-Sables depuis 2017 souligne que son premier mandat a permis de concrétiser plusieurs petits projets comme l’acheminement de l’eau potable dans le secteur Hervey-Jonction, la réfection su

r 1 km du chemin du Lac Huron, le renouvellement de quatre rues dans le village.

S’il est élu en 2021, celui qui a débuté comme conseiller municipal en 1998 entend évaluer la pertinence de rapatrier à l’interne le déneigement des rues. «Les prix explosent et on a de la difficulté à trouver des soumissionnaires. Ce n’est pas tant des économies qu’on ferait en faisant ça mais la qualité du service y gagnerait beaucoup», estime-t-il.

Quatre maires en réflexion

À Grandes-Piles, Michel Germain dit ne pas encore avoir pris sa décision: «Mon énergie est consacré à finaliser mes engagements de la dernière campagne électorale», a-t-il répondu dans un courriel.

Maire de Sainte-Thècle, Alain Vallée se dit toujours en réflexion: «De nombreux citoyens me demandent de poser ma candidature de nouveau, étant donné que la convention collective vient à échéance le 31 décembre 2021 et devra être renégociée et compte tenu du contexte post-pandémie et d’une reprise économique incertaine», déclare celui qui est en poste depuis 2007.

Parmi les réalisations dont il est le plus fier, il cite l’essor économique de la municipal sous ses mandats: «Une coopérative de santé a été créée, une coopérative en habitation a été construite puis agrandie, l’épicerie, la pharmacie et nos restaurants se sont agrandis et de nombreux commerces sont nés ou ont repris du service grâce à notre programme d’aide au démarrage d’entreprise», termine-t-il.

À Saint-Séverin, Gérard Vandal a été élu en octobre 2019 à l’occasion d’une élection partielle et avoue commencer juste à se familiariser avec les dossiers. «Je n’ai pas encore décidé. Ça n’a pas été facile pendant la pandémie. Ce ne sont pas tous les élus qui avaient des portables et il a fallu tenir nos réunions par téléphone. Disons que lorsque je suis arrivé en poste, je ne m’attendais pas à composer avec ce contexte. Je vais avoir 68 ans en 2021, je ne suis plus un jeune coq», plaisante-t-il.

Maire comptant le plus d’expérience dans Mékinac après Lucien Mongrain, Paul Labranche se dit toujours en réflexion sur son avenir politique, lui qui a été élu à la mairie de Saint-Adelphe la première fois en 2001. S’il poursuit l’aventure, la desserte de la municipalité en Internet haute vitesse et en couverture cellulaire sera SA grande priorité.

«Ces deux services de communications font partie intégrante des  besoins essentiels pour maintenir la vitalité et le développement de notre communauté, et ce d’autant plus en temps de pandémie», explique-t-il. Parmi les réalisations dont il est le plus fier, Paul Labranche cite le centre multifonctionnel inauguré en 2017.

«Au-delà du patinage en hiver, ce centre est devenu l’amphithéâtre estival du St-Adelforce, le rendez-vous de la journée des familles de Mékinac, le gymnase extérieur pour les cours d’éducation physique des élèves de l’école primaire. Il a même servi de salle de réception et de célébration religieuse pour les familles endeuillées durant la pandémie.»

Nos démarches pour parler avec Serge Deraspe (Notre-Dame-de-Montauban) et Guy Dessureault (Saint-Roch-de-Mékinac) sont demeurées sans réponse.

Maire de Trois-Rives depuis 1980, Lucien Mongrain se dit lui aussi en réflexion.

 

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