Un trio d’humoristes au Festival Western
SAINT-TITE. Pour la deuxième année consécutive, le Festival western de Saint-Tite fait une belle place à l’humour. Le 16 septembre, trois humoristes présenteront Le beau, la brute et le truand sur la scène de la Countrythèque: Stéphane Fallu, Simon Delisle et Jean-François Otis, qui nous parle du concept du spectacle.
« On s’est juste mis à imaginer des titres de films. Et quand j’ai vu »Le bon, la brute et le truand », j’ai fait: ça peut être facilement nous autres, ça! On est tous un peu chacun des trois et en même temps, on n’est aucun des trois, mais on laisse le public décider à la fin de la soirée. »
La chimie devrait être présente entre les trois humoristes qui ont souvent foulé la scène ensemble. De plus, Simon Delisle collabore au spectacle de JF Otis.
« Je suis vraiment content d’être avec ces deux gars-là. C’est un festival qui est fait pour le plaisir, pour triper entre amis. Et c’est exactement ce qu’on s’en va faire: triper entre amis et avoir du plaisir avec le public. »
Les numéros de cette soirée ne seront pas seulement tirés de leurs spectacles respectifs.
« On va peut-être arriver avec des petites histoires qui ont rapport au western. Moi, c’est sûr et certain que j’arrive là et qu’il va m’arriver deux, trois choses dans la journée, et je vais travailler un texte. Il va y avoir du stock fait sur mesure pour la soirée. »
Il faut savoir que Jean-François est un habitué du Festival western de Saint-Tite.
« On a grandi un peu avec les chevaux, ma sœur et moi, à Saint-Anaclet, à côté de Rimouski. Toute ma famille avait des écuries un peu partout. Quand on avait la chance d’aller passer une couple de jours à Saint-Tite, on partait en famille. Depuis cinq ou six ans que j’habite à Québec, je suis venu à toutes les années. Moi, c’est quand je vois toutes les rues qui sont piétonnières, tu te promènes, il y a des petits magasins partout, même les personnes qui habitent là vivent le festival, parce que tu n’as pas le choix de le vivre. Quand il y a je ne sais pas combien de milliers de personnes qui passent en avant de chez vous, à un moment donné, tu te mets une chaise, tu les regardes. Ça doit être un beau spectacle! J’aime tellement la nature de cet événement-là, c’est trippant! »
Depuis le début de l’année, JF présente son premier spectacle, Avec plaisir, dont le dernier rodage a eu lieu en décembre à la Ganterie de Saint-Tite. C’est là que les organisatrices du festival ont approché JF pour qu’il fasse partie de la programmation cette année.
« Le monde qui était venu au spectacle, ça avait été vraiment électrique, c’était vraiment plaisant. Quand j’ai conté ça aux filles, que j’étais un grand trippeux de Saint-Tite, que j’aime vraiment le festival, la place, le monde dans la ville, elles ont fait: viendrais-tu faire le festival? J’ai dit que ça serait un honneur pour moi de venir au festival en spectacle. Trois jours après, mon gérant m’appelait et on était prêt à créer cet événement-là. »
Pendant sa prestation, vous pourriez avoir l’impression d’entendre un ami raconter des anecdotes de sa vie de tous les jours.
« Je me fais dire: t’as l’air d’un de nos chums de gars qui s’assis autour d’un feu et qui nous raconte sa vie de niaiseux! Je pense que je suis un peu rassembleur, mais je pense qu’il y a beaucoup de monde qui viennent de régions qui aiment conter des affaires qu’il leur arrive qui n’ont pas de maudit bon sens. C’est une fierté de venir d’une région. Tu n’as pas la même enfance, tu n’as pas la même parlure, les mêmes expressions. Aussi, j’arrive souvent la veille d’un spectacle pour pouvoir passer la journée dans la ville pour savoir un peu qu’est-ce qui se passe, c’est quoi les événements, c’est quoi les choses qu’il faut que je sache de la ville. »
Depuis les dernière années, Jean-François adore pratiquer son métier même si ce n’était pas un rêve d’enfance.
« Devenir humoriste, ce n’est pas de quoi que je visais depuis que j’ai 10 ans, c’est de quoi qui m’est arrivé dans la vie. J’ai toujours trippé sur l’humour et quand je suis arrivé à 24, 25 ans et que j’ai fait le switch pour faire de l’humour à temps plein, ç’a été un saut dans le vide. Je ne pensais même pas que c’était atteignable, et là, je trippe ma vie. Prends n’importe quel enfant, donne-lui le jouet qu’il aime le plus, tu vas voir sa face. Ben, j’ai la même face présentement, à tous les jours. »
En plus de sa présence le 16 septembre au Festival Western avec Stéphane Fallu et Simon Delisle, JF Otis viendra présenter son spectacle solo en février à Shawinigan et en mars à Trois-Rivières.
« Je suis vraiment fier de mon spectacle et je continue à l’améliorer. Tant et aussi longtemps que la tournée n’est pas finie, je vais continuer à jouer dans mon texte et à ajouter des affaires. J’ai tellement de fun sur scène. C’est la place que je me sens le mieux, quand je suis sur scène avec un public en avant de moi, j’ai vraiment du plaisir. »
