Embauche d’une coordonnatrice pour le Réseau Social Montauban

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Par Bernard Lepage
Embauche d’une coordonnatrice pour le Réseau Social Montauban
À l'avant plan en partant de la gauche: Sonia Delisle (présidente du RSM), Johanne Lefebvre (coordonnatrice du RSM), Ginette Bourré (v.-p. du RSM) et Valérie Roche-Lavoie (adm. au RSM); à l'arrière: France Lafleur (sec.-très. du RSM), Bernard Thompson (préfet de la MRC Mékinac), Geneviève Frappier (att. Politique de la députée de Champlain, Sonia Lebel), le maire Serge Deraspe et Josée O'bomsawin (adm. au RSM). (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

MONTAUBAN. Inquiètes par la dévitalisation de leur village et les faibles perspectives d’avenir pour les jeunes, cinq femmes de Notre-Dame-de-Montauban ont pris les choses en mains en créant le Réseau Social Montauban (RSM).    

Amorcée en juillet 2019 avec une consultation qui avait réuni une vingtaine de personnes, cette initiative citoyenne vient de recevoir le coup de pouce tant espéré: une subvention de 172 000$ provenant du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS) qui permet l’embauche d’une ressource et le financement du projet pour les trois prochaines années.

Le RSM verra a mobilisé la communauté en l’appuyant dans ses projets en cours et en mettant lui-même sur pied. C’est Johanne Lefebvre, une résidente de Sainte-Thècle qui a travaillé pendant neuf ans auprès des démunis au Carrefour Normandie, qui agira comme coordonnatrice.

«J’ai un sentiment d’appartenance vis-à-vis Notre-Dame-de-Montauban puisque ma mère y est née, explique-t-elle. Mon travail consistera à mettre sur pied et collaborer à des stratégies d’action pour améliorer la vitalité et la mobilisation du milieu.»

Parmi les projets en cours, notons l’aménagement d’un potager à l’école La Passerelle avec la collaboration des professeurs et du personnel du service de garde; la mise en place d’une serre communautaire pour régler un problème de désert et de sécurité alimentaire; la distribution aux citoyens d’arbres fruitiers et de vignes comestibles au printemps; et la préparation d’ateliers de cuisine lorsque le contexte sanitaire le permettra.

Présent lors de l’annonce, le maire de la municipalité, Serge Deraspe, a loué le dynamisme, la détermination et l’implication des cinq femmes à l’origine du projet. «Nous vivons une situation difficile, mais nous avons un potentiel énorme. Nous avons les outils pour nous en sortir et je vois l’arrivée du Réseau social Montauban comme une ressource supplémentaire pour y parvenir», a-t-il commenté.

Comptant environ 750 habitants, Notre-Dame-de-Montauban compte deux centres villageois: Notre-Dame-des-Anges et Montauban-les-Mines. Dans les dernières années, la population a dû composer avec la fermeture de la caisse populaire, le retrait du guichet automatique puis le coup de massue, la fermeture de l’épicerie locale en septembre 2019. Et cela, c’est sans compter sur le réseau cellulaire quasiment inexistant dans cette localité de la MRC Mékinac.

Notons que les cinq citoyennes de Montauban à l’origine du RSM ont bénéficié du soutien technique de la MRC Mékinac, de la Corporation de développement communautaire (CDC) de Mékinac, du CIUSSS Mauricie/Centre-du-Québec, du Centre de services scolaire de l’Énergie et de la municipalité.

Les locaux du RSM sont situés dans l’ancienne classe de maternelle de l’école La Passerelle. Les heures d’ouverture sont du lundi au jeudi, de 8h à midi et de 12h30 à 15h30. Info: reseausocialmontauban@hotmail.com

 

 

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