Année déterminante pour Zachary Massicotte

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Par Jonathan Cossette
Année déterminante pour Zachary Massicotte
Photo courtoisie - Archives

Zachary Massicotte a vécu son éclosion l’an dernier alors qu’il a récolté 30 points en 64 parties avec l’Océanic de Rimouski, formation de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). L’ancien Estacades de Trois-Rivières vient d’entamer sa saison de 19 ans et il fait partie des heureux élus qui n’ont pas encore cessé leurs activités en raison de la COVID-19.

«C’est sûr qu’on a eu une période d’adaptation lorsqu’on ne pouvait pas sortir de chez nous. Je m’entraînais à la maison avec ce que je pouvais faire. Lorsqu’on a pu réintégrer les gyms, je suis retourné m’entraîner à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) comme à l’habitude», confie-t-il d’emblée.

«Je suis retourné sur la glace en même temps je vous dirais. D’après, c’est la première fois depuis que j’ai commencé à jouer au hockey que je suis passé autant de temps sans pouvoir mettre les patins (rires).»

Le défenseur de 6’’4 et 215 lbs a déjà récolté 3 points – dont deux buts – lors des 7 premiers duels auxquels il a pris part.

«Je suis arrivé prêt au camp et en forme. J’avais tout fait ce qui était en mon possible cet été pour l’être. J’essaie de faire mon mieux à chaque match, et tant mieux si je contribue offensivement. Mon but, c’est toujours de tout donner pour que l’équipe remporte des matchs.»

Sur la patinoire, les temps sont durs pour l’Océanic qui retourne au début d’un tout nouveau cycle de reconstruction avec quelques départs clés, notamment celui d’Alexis Lafrenière, sélectionné au premier total du tout dernier repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) par les Rangers de New York. Les hommes de Serge Beausoleil n’ont remporté aucun de leurs sept premiers affrontements.

«C’est sûr que ça va être plus difficile, mais si on est soudé comme équipe et qu’on travaille fort, on va réussir à remporter des matchs et à être une équipe difficile à battre soir après soir. Présentement, on joue contre Chicoutimi et Baie-Comeau qui ne sont pas en zone rouge et on est chanceux de pouvoir jouer. On profite de chaque match qu’on peut jouer. C’est sûr que c’est différent de jouer sans spectateur et ça nous rappelle notre jeunesse. À Rimouski, on a des partisans incroyables, alors c’est sûr que parfois, ça ferait une petite différence», lance-t-il.

«On a une excellente chimie d’équipe. C’est difficile parce qu’on n’a pas encore gagné de match, mais je crois qu’on est près de quelque chose. Si on continue de travailler fort, dans les matchs et dans les pratiques, les victoires vont venir bientôt. (…) On y pense de temps en temps (à l’arrêt complet), mais ce sont des choses qu’on ne contrôle pas alors chaque fois qu’on joue, on travaille fort et on donne tout ce qu’on a. On se compte chanceux d’être une équipe qui peut jouer en ce moment.»

Étant donné qu’il fait désormais partie des vétérans du Circuit Courteau, il ne faudrait pas se surprendre que le téléphone sonne pour ses services lors de la prochaine période des Fêtes. Quelconques formations se battant dans le haut du classement pourraient être intéressées à ajouter l’arrière gaucher à sa ligne bleue.

«Je n’y pense pas vraiment, parce que je ne contrôle pas ça non plus. Je me concentre sur mon match et sur ce que je peux contrôler. Pour le reste, je fais confiance à Serge (Beausoleil)», concède-t-il.

«Tout joueur de hockey veut faire une carrière là-dedans et je vais continuer de faire tout ce qui est en mon possible pour en faire carrière. Je ne regarde pas vraiment les recruteurs non plus, je joue mon match, tout simplement.»

De son côté, la LHJMQ a reçu l’aval de la Santé publique pour aller de l’avant avec un environnement protégé au Centre Vidéotron, à Québec, afin de permettre aux formations en «zone rouge» de disputer des rencontres entre elles. L’événement se tiendra du 17 au 27 novembre prochain et le calendrier des matchs sera publié au cours des prochains jours. Tout comme Québec, le Centre Gervais Auto de Shawinigan était aussi dans la mire des autorités pour mener à bien son projet de bulle.

C’est donc dire que les sept équipes situées en «zone rouge», soit les Olympiques de Gatineau, les Voltigeurs de Drummondville, l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Tigres de Victoriaville, les Cataractes de Shawinigan, les Saguenéens de Chicoutimi et les Remparts de Québec vont établir temporairement leur quartier général à Québec pour chacune jouer un total de six parties de saison régulière.

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