Un investissement de 400 000$ et une nouvelle actionnaire pour Acier Rayco
SAINT-TITE.
L’année 2026 débute sous de bons auspices pour Acier Rayco qui est à mettre en place un projet d’investissement de 400 000$, avec une toute nouvelle actionnaire dans l’équipe de propriétaires.
Le 1er novembre dernier, Fatou Le Lonquer venait rejoindre Denis Bordeleau et Étienne Charest en tant qu’associée de la PME de Saint-Tite. Agissant déjà comme directrice administrative et financière d’Acier Rayco, la Sénégalaise d’origine a vu l’opportunité de prendre une part plus active dans l’entreprise au départ du directeur général Éric St-Laurent l’automne dernier.
Celle qui a œuvré une vingtaine d’années en France en gérant les finances d’une entreprise évoluant dans l’industrie du textile a pris les bouchées doubles pour se familiariser avec le marché de l’acier.
Avec ses deux partenaires, Fatou Le Lonquer a élaboré dans les derniers mois un projet d’investissement visant à améliorer la productivité d’Acier Rayco, un nécessité désormais avec les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump qui mettent de la pression sur les marges bénéficiaires.
“Ces tarifs nous affectent à divers niveaux, explique Denis Bordeleau, président d’Acier Rayco. Certaines des composantes dont a besoin proviennent des États-Unis et une partie de notre production est aussi exportée là-bas. Pour rester compétitif et conserver nos clients, on doit donc absorber une partie des tarifs qu’ils doivent payer lorsque notre marchandise traverse la frontière.”
Les effets du projet d’investissement de 400 000$, qui a bénéficié d’une subvention de 200 000$ de Développement Économique Canada (DEC), seront tangibles en 2027 prévoit Fatou Le Lonquer.
“Il reste quand même beaucoup d’étapes à franchir. Il y a des études à compléter, préparer les devis et les soumissions puis, faire l’achat et l’installation des nouveaux équipements, de même que la formation des employés. On travaille étroitement avec DEC dans ce projet-là.”
Parmi les nouveaux équipements qu’Acier Rayco prévoit mettre en place, une chambre de peinture avec une plus grande capacité. “C’est là que se situe notre principal goulot dans la chaîne de production. Si on réussit à faire mieux à cette étape, tout le reste va suivre. L’objectif, c’est d’améliorer nos processus”, indique Denis Bordeleau.
Même si son principal souci consiste à superviser les opérations sur le plancher, le président d’Acier Rayco ne peut s’empêcher de jeter un œil sur la politique américaine. “C’est sûr qu’on aimerait qu’il y ait un peu plus de pression de nos gouvernements envers les États-Unis. Mais je regarde ce qui se passe présentement et c’est peut-être un peu encourageant. Les élections de mi-mandat s’en viennent là-bas et il y a des républicains qui commencent à changer leur fusil d’épaule par rapport aux politiques de Trump. On sent qu’il va peut-être y avoir un petit changement parce que ce qui se passe présentement, c’est nuisible pour le Québec mais c’est aussi pénalisant pour les Américains eux-mêmes”, termine l’entrepreneur.
