Mékinac adopte son règlement modifié sur les éoliennes

Le règlement de contrôle intérimaire modifié (RCI) relatif à l’implantation d’éoliennes dans la MRC de Mékinac a finalement été adopté, à 6 contre 3, mardi soir en séance extraordinaire du conseil des maires après avoir fait l’objet de deux reports.

Les six maires et mairesse de Hérouxville, Saint-Adelphe, Saint-Roch-de-Mékinac, Saint-Séverin, Saint-Tite et Trois-Rives ont appuyé l’adoption du nouveau règlement. Les maires de Lac-aux-Sables, Notre-Dame-de-Montauban et Sainte-Thècle s’y sont objectés. La mairesse de Grandes-Piles et préfète de la MRC de Mékinac, Caroline Clément, ne s’est pas prononcée.

« Pour une prise de décision, il faut absolument que les maires votent, mais dans le cas de la présidence d’assemblée, il n’y a rien qui m’oblige à voter, explique Mme Clément. Dans le contexte actuel, que je prenne une position ou que je prenne l’autre, l’issue était la même. »

Les modifications amenés dans la nouvelle version du RCI touchent principalement la protection de l’eau.

« Les élus actuels voulaient venir bonifier les paramètres au niveau de la protection du territoire. C’est principalement au niveau de tout ce qui touche l’eau, donc, la protection des zones de vulnérabilité, des eaux souterraines. Il y a des zones d’accès restreintes qui ont été modifiées. Ensuite, tout le réseau hydrographique a été mis de l’avant. »

Ainsi, le nombre d’emplacements où installer des éoliennes dans la MRC de Mékinac se voit grandement diminué.

« Le chiffre exact, je ne peux pas vous le confirmer, mais c’est certain que ça vient restreindre de façon considérable le positionnement du projet qu’on connaît actuellement. »

Malgré une mise en demeure de TES reçue par la MRC en juillet, le conseil a choisi d’entériner les modifications au RCI.

« La majorité de la table a voulu aller de l’avant quand même avec l’adoption du RCI. »

Cette nouvelle version du règlement de contrôle intérimaire relatif aux éoliennes doit cependant recevoir l’approbation de différents ministères dont celui des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) avant de pouvoir entrer en vigueur.

« L’analyse va être faite. Avec le contexte qui s’était produit avec le premier RCI, je m’attends quand même à un retour du MAMH avec certains paramètres à retravailler ou à négocier. Le processus, je l’ai fait une première fois: je ne m’attends pas à ce que ce soit une acceptation en tout point dans l’immédiat et à la première lecture. »

L’élection provinciale du 5 octobre pourrait être déterminante pour le projet. Si un nouveau parti était porté au pouvoir, les orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT) pourraient être revues.

« Je n’ai pas de boule de cristal. Qu’est-ce qu’il adviendra avec le nouveau gouvernement? On le verra tous ensemble en même temps. Mais effectivement, ça peut venir jouer sur des paramètres ou sur l’acceptation. »