Le Domaine animal voit grand
BATISCAN. La propriétaire du refuge Domaine animal ne cache pas sa joie : la location de nouvelles installations va définitivement pallier le manque d’espace de leur présent local du boulevard Thibeau. Elle espère que les chiens et les chats pourront profiter de cette expansion dès la mi-août, sans mauvais jeu de mots.
PAR ÉMILE HÉROUX / eheroux@icimedias.ca
C’est l’aspect enchanteur du site et son emplacement qui ont convaincu Alexandra Dussault-Perreault d’y déplacer une partie des opérations du Domaine animal. Située aux abords de la rivière Batiscan, la bâtisse était autrefois un musée et jouera désormais les rôles d’extension au refuge, de clinique vétérinaire et de bureaux administratifs.
« Présentement, le refuge est à même la boutique, ce qui fait qu’on a très, très peu d’espace. Ça parasite le Domaine animal. On essaie toujours de se réinventer, mais ça devenait impossible d’en faire plus, », témoigne la propriétaire du refuge qui se veut 100 % sans cage et sans euthanasie.
« La demande est toujours grandissante. Ça nous fait plaisir d’aider les animaux, mais là, on se rendait compte qu’on ne pouvait plus faire ça dans les locaux de la boutique. »
Recherchant d’abord un local à Trois-Rivières, la propriétaire a élargi son champ de recherche après avoir pris connaissance des coûts très élevés en ville. En contrepartie des frais de location diminués et de l’emplacement « idéal », les clients devront désormais prévoir une vingtaine de minutes de voiture pour s’y rendre.
Les services d’adoption seront ainsi divisés entre les locaux actuels et la nouvelle bâtisse, grâce à des installations modernes et adaptées aux besoins des chats et des chiens qui y séjourneront. La boutique continuera d’occuper leur succursale du boulevard Thibeau.
« L’année dernière, on frôlait les 600 adoptions. Cette année, on est déjà à près de 300 et on vise les 1000 adoptions. On pense vraiment que ça peut nous aider à atteindre cet objectif-là. On a envie de rêver grand et j’ai l’impression que ça va vraiment être un tournant majeur pour notre refuge. », explique Alexandra Dussault-Perreault.
Jusqu’à maintenant, les services vétérinaires pour les animaux transitant par le Domaine animal étaient assurés par des cliniques à l’externe. Dans un souci d’économiser et d’avoir un meilleur contrôle sur les soins, la nouvelle bâtisse comprendra une salle vétérinaire multifonctionnelle.
« Un peu moins de la moitié de l’espace est consacrée à la zone vétérinaire. Radiographie, tables de chirurgie, prélèvements, tests, stérilisation, dentisterie : tout va vraiment être fait ici le plus possible », affirme la propriétaire.

L’intérieur de la nouvelle bâtisse du Domaine animal. (Photo Émile Héroux)
« On pouvait se permettre les locaux, mais une salle vétérinaire c’est énormément de frais. On parle de plus ou moins 100 000 $. »
Pour le Domaine animal, l’atteinte de cet objectif repose sur le sociofinancement. En plus d’une collecte de fonds GoFundMe toujours en cours, une cagnotte de moitié-moitié a permis de récolter plus de 20 000 $ qui seront investis dans les nouvelles installations. Une collaboration avec le fournisseur Royal Canin permettra de remettre 20 $ au refuge à chaque sac de nourriture gros format acheté.
Le projet permettra également l’ouverture de certains postes, dont ceux de technicienne en santé animale, de vétérinaire, d’adjointe de coordination et de réceptionniste, selon Alexandra Dussault-Perreault. Un espace de la nouvelle bâtisse sera réservé aux bureaux administratifs de l’équipe.
