Le Café Aux Cinq Sœurs soulignera ses 10 ans en grand!
SAINTE-THÈCLE. Pour souligner l’ouverture il y a dix ans de leur commerce devenu emblématique, les propriétaires du Café Aux Cinq Sœurs ont concocté pour cet été une programmation destinée à remercier leur fidèle clientèle qui n’a jamais cessé de les appuyer depuis ce 30 juin 2016.
Au menu : trois représentations d’un conte historique relatant l’histoire des sœurs Leblanc, dévoilement d’une murale de 21 pieds de longueur et lancement d’un balado. “À la base, l’idée était de remercier notre clientèle, mais ça sera également le premier été du Village Relais à Sainte-Thècle. On trouvait le timing excellent pour lancer un gros projet qui va rayonner dans toute la Mauricie”, explique Roxanne Leblanc, copropriétaire avec son conjoint Olivier Myre du Café Aux Cinq Sœurs.
Le tout débutera le dimanche 28 juin en après-midi par le dévoilement d’une grande murale de l’artiste de Saint-Tite, Myriam Ménard, sur l’un des murs du café-boutique. “Ça sera comme une ligne du temps relatant l’histoire du bâtiment, de la famille Leblanc, du village. C’est une artiste très talentueuse qui a déjà aussi travaillé au café par le passé. C’était important pour nous de travailler avec des artistes locaux”, poursuit Roxanne Monfette.
Cinq sœurs, cinq personnages
Pour l’occasion, une partie de la rue Masson sera fermée à la circulation afin de permettre d’accueillir le maximum de gens en toute sécurité. Cinq comédiennes personnifieront les sœurs Leblanc (Lucille, Françoise, Geneviève, Marguerite et Judith) et circuleront à travers la foule tout en jouant le rôle de leur personnage.
“Ce sont des femmes qui ont marqué leur époque. Elles avaient reçu une éducation, ce qui n’était pas très courant à l’époque particulièrement pour les femmes, et elles travaillaient toutes. L’une était infirmière, l’autre institutrice. Il y avait une couturière et les deux autres s’occupaient du magasin général”, raconte Roxanne Monfette en parlant des cinq sœurs célibataires, ce qui leur valait d’être qualifiées de “vieilles filles” comme on disait à l’époque.
Lors des trois premiers dimanches du mois de juillet (5, 12 et 19), la rue Masson sera également fermée à la circulation afin de permettre à compter de 15h la représentation d’un conte de l’artiste trifluvienne Valérie Deschamps relatant l’histoire des cinq sœurs Leblanc. D’une durée de 90 minutes, le conte a été construit à partir d’anecdotes colligées auprès de la population et de la clientèle du Café Aux Cinq Sœurs.
Perpétuer les souvenirs
“C’est évidemment romancé, mais on a été dans les résidences pour personnes âgées pour recueillir les souvenirs de nos aînés à propos du magasin général de la famille Leblanc. C’est incroyable tout ce qu’on a recueilli. Il y a une partie de moi qui me dit que ces souvenirs-là vont éventuellement nous quitter si personne ne les conserve. Je trouvais important de rassembler ces éléments-là et de faire quelque chose de beau, de culturel, de touristique pour la région.”
Enfin, le balado viendra en fait résumer ce conte tout en ajoutant des éléments de l’histoire du village de Sainte-Thècle. “On reçoit des visiteurs de partout dans notre café et ce n’est pas tout notre personnel qui a les connaissances historiques pour parler de la famille Leblanc ou qui n’a tout simplement pas le temps. À partir d’un code QR sur la murale, ils pourront accéder au balado qui sera aussi narré par Valérie Deschamps”, explique Roxanne Monfette.
En se reportant au dernier jour du mois de juin 2016, lors de l’ouverture officielle du café-boutique, les propriétaires n’ont jamais entrevu le succès qu’ils allaient récolter. “Je me sens très reconnaissante. Avec Olivier, on a travaillé très fort, mais c’est surtout l’affaire de l’équipe au complet. Les gens qui travaillent ici ont à cœur l’entreprise. Ils ont vraiment un sentiment d’appartenance. On est arrivé ici à Sainte-Thècle dans un moment charnière alors que les scieries venaient de fermer, mais ça commençait à bouger. On a fait partie de ces jeunes entrepreneurs qui ont permis de redynamiser le village”, conclut-elle.
