La Fédération des chefs d’entreprise s’implante en Mauricie

MAURICIE.  Active depuis septembre dernier, la Fédération des chefs d’entreprise du Québec se donne comme mission de faire reconnaître la contribution essentielle des chefs d’entreprises au développement économique. Présente dans dix régions, la Fédération annonce la nomination de deux ambassadeurs pour la région de la Mauricie.

La conseillère en ressources humaines agréée Louise Bourget et l’entrepreneur en courtage immobilier, gestion immobilière et import-export Francis Gélinas, aussi président de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan (CCIS), ont été choisis comme représentants régionaux.

“Les ambassadeurs, on est comme les sentinelles du bureau-chef pour que la Fédération puisse rester au fait de ce qui se passe dans les régions, explique Francis Gélinas. Ça crée des opportunités de collaboration et de maillage entre les régions.”

La Fédération ne compte que sur le membership et des activités comme des conférences pour son financement.

“On n’est pas financé par des grands donateurs ni par quelconque palier gouvernemental. Il y a une plus grande liberté dans les positions sur les dossiers, les choix de représentation. Ce n’est pas la même chose qu’une chambre de commerce. Ce n’est pas le même rôle, le même objectif. Les deux peuvent collaborer très étroitement, se compléter, s’épauler, mais ce sont vraiment deux missions différentes.”

En investissant le territoire de la Mauricie, la toute jeune fédération doit d’abord se faire connaître.

“On veut entrer en contact avec les chefs d’entreprise qui auraient des besoins particuliers ou qui veulent explorer, développer leur marché, que ce soit au provincial ou à l’international. Il faut que les gens commencent à savoir qu’on existe et qu’est-ce qu’on peut leur apporter. Aussi, ce qui va être à développer dans la prochaine année, c’est une collaboration avec les chambres de commerce et leurs membres. Comment on peut se compléter?”

Comme président sortant de la CCIS, M. Gélinas est bien placé pour connaître la différence et la complémentarité entre les deux organisations.

“Je porte les deux chapeaux. On ne veut pas être en compétition avec les chambres de commerce et vice-versa. Ça ne sert à rien de dédoubler. Le but, c’est de se compléter et d’avoir une autre approche qui est non politisée.”

En plus de son rôle d’ambassadeur, M. Gélinas agit comme directeur exécutif du développement des affaires au Mexique pour la Fédération des chefs d’entreprises du Québec.

“C’est un pays nord-américain très développé. Il y a beaucoup d’argent au Mexique. Il y a des entreprises mexicaines qui veulent investir ici. Ils ont envie d’avoir nos technologies, nos connaissances. Je tisse des liens entre différents organismes. Le but, c’est de générer des opportunités de maillage pour que les entreprises puissent en bénéficier. On est plus près des organismes de terrain. On veut savoir ce qu’ils ont à offrir, c’est quoi leur vision de développement économique. On va souvent parler des PME, parce que l’objectif de la Fédération, c’est de remettre les PME au cœur du développement qu’on fait. Je pense que le volet international risque d’être très intéressant et de se diversifier dans les prochaines années.”

D’autres marchés, auxquels on pense moins, sont appelés à se développer. Et M. Gélinas insiste: les Québécois font encore des affaires aux États-Unis.

“Il y a d’autres pays en Europe, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Algérie, qui sont les territoires économiques visés pour les premiers maillages. Ça va déjà bon train. On sent un désir des entreprises locales de diversifier. Et ce n’est pas pour tourner le dos aux États-Unis, loin de là. Autant au Québec qu’aux États-Unis, les entreprises font encore affaire ensemble. Malgré ce qu’on entend, il ne faut pas trop se fier aux coups d’éclat de M. Trump. C’est sûr que ça crée une incertitude, une instabilité dans le développement des entreprises, dans les investissements, mais les échanges commerciaux continuent. Les partenaires d’avant M. Trump continuent de faire affaire ensemble et de vouloir faire affaire ensemble.”