Éric Duhaime présente ses candidats pour Trois-Rivières et Champlain
SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE. Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, était de passage à Sainte-Anne-de-la-Pérade jeudi afin d’annoncer les candidats dans deux circonscriptions de la Mauricie en vue de l’élection générale du 5 octobre. Jonathan Couturier posera sa candidature dans Trois-Rivières et Adriana Szalontai dans Champlain.
M. Duhaime rappelle la bonne performance du PCQ dans Champlain au dernier scrutin, le parti ayant récolté 17,5 % des voix.
“À la dernière élection, on a fini deuxième dans la circonscription de Champlain. À l’époque, Sonia LeBel était là et c’était une adversaire redoutable. Aujourd’hui, la CAQ n’a plus de candidat.”
Roumaine d’origine, Adriana Szalontai a complété ses études universitaires au Royaume-Uni en sciences politiques et législatives avant de travailler au Parlement britannique. Il y a près de dix ans, elle s’est établie à Saint-Ubalde, dans la MRC de Portneuf, où elle est travailleuse autonome et où elle a été élue conseillère municipale en novembre dernier.
“J’ai complété mes études au Royaume-Uni. Cela m’a permis d’apprendre d’autres façons de faire et de voir des façons plus faciles dans la société d’aujourd’hui, qui malheureusement, on voit moins souvent au Québec. Mes premières pensées en arrivant ici, autres que la beauté du territoire, ont été assurément que le Québec allait être sans doute encore plus ouvert et plus moderne que les vieux pays européens, mais j’ai trouvé à la place une province empêtrée dans la bureaucratie. Les besoins du peuple se perdent dans des labyrinthes de surrèglementation.”
Adriana Szalontai veut faire des besoins des gens de Champlain sa priorité.
“Je vais travailler fort pour la revitalisation de notre région par l’investissement à long terme dans l’agriculture, l’économie locale, les PME. Il faut aussi protéger les petites entreprises forestières d’ici et encourager toute étape de transformation ici chez nous. Nous devons créer des emplois locaux durables, tout en sachant préserver nos ressources et notre patrimoine, puis garder nos gens ici, en région. Il faut encourager l’économie locale et aussi faciliter l’accès à la propriété pour nos jeunes et pour tout le monde au Québec. J’ai hâte de vous rencontrer sur le terrain, de parler de vos enjeux, de vos préoccupations, afin que l’on puisse trouver des solutions ensemble.”
À propos du Projet Mauricie de TES Canada, Mme Szalontai prône l’acceptabilité sociale.
“Là où les gens de Champlain vont dire non, c’est non. Comme dans toute relation avec n’importe qui ou n’importe quelle entreprise, quand on dit non, c’est non. Les gens qui sont pour les éoliennes, ils ont le droit de voter pour les éoliennes. Et les gens qui sont contre, ils ont le choix et le droit de ne pas avoir d’éoliennes sur leur territoire.”
Éric Duhaime abonde dans le même sens.
“Je pense qu’au Québec, présentement, il y a une crise énergétique. On a besoin davantage d’énergie. Nous, on est pour l’exploitation de nos ressources et davantage d’énergie. Cela étant dit, ça ne peut pas se faire contre la volonté des citoyens localement. On le voit qu’en matière d’éoliennes, particulièrement le projet ici dans la région, il y a des grandes réserves d’une part importante de la population et je pense qu’il faut les écouter. Ultimement, c’est eux qui vont vivre avec les conséquences, autant les conséquences positives que négatives, c’est-à-dire les désavantages d’avoir ce type d’installation-là dans votre région, dans votre municipalité, que le fait de pouvoir aussi bénéficier ultimement de redevances. Je pense que les gens doivent être bien renseignés, qu’ils doivent s’exprimer, et ultimement, il faut respecter le choix démocratique des gens.”
Trois-Rivières
Cofondateur de la distillerie Mariana, Jonathan Couturier possède un bac en économie et une maîtrise en affaires publiques. Originaire de la Gaspésie, il réside maintenant à Batiscan où il est travailleur autonome en électromécanique. Ses racines libertariennes l’ont fait pencher vers le PCQ pour mener son action politique.
“Je pensais jamais un jour être là à défendre mes idées, mais j’ai toujours voulu le faire, par contre”, a-t-il lancé avant d’énoncer ses priorités pour la circonscription. “Ici, à Trois-Rivières, je vais me concentrer sur des missions, la sécurité, l’accès au logement, la construction, les parcs industriels, l’industrie lourde. Ce sont des choses qui m’intéressent. Le port de Trois-Rivières, qui est très important, qui a beaucoup de potentiel, ce sont des priorités à Trois-Rivières. Au niveau national, ce sont des buts plus philosophiques, qui sont plus conservateurs, avec un esprit de liberté.”
Jonathan Couturier dénonce les problèmes que les entreprises rencontrent en lien avec la bureaucratie et la taille de l’état.
“Il faudrait toujours mettre de l’avant la croissance économique plutôt que d’essayer de tirer des revenus de l’état à court terme. Je comprends qu’on essaie de pédaler, qu’on essaie de trouver des revenus pour subvenir aux missions principales de l’état qui sont, au Québec, on a choisi l’éducation et la santé, mais il ne faut pas oublier qu’à long terme, il faut toujours viser une croissance pour pouvoir de plus en plus soutenir les besoins en éducation et en santé, que ce soit pour les gens qui arrivent ici au Québec ou que ce soit pour nos enfants, nos petits-enfants.”
Il a déjà hâte de mener sa campagne et d’aller à la rencontre des électeurs et électrices.
“Vous allez me voir prochainement. Je suis quelqu’un de différent. Je suis un petit électromécanicien qui n’a jamais été aussi bien habillé, d’ailleurs!”, a-t-il blagué. “Je suis vraiment fier d’être là. Je vais défendre mes idées. Pour moi, j’ai déjà gagné dans ma tête de pouvoir exprimer mes idées conservatrices.”
C’est donc M. Couturier qui affrontera la candidate de la CAQ dans Trois-Rivières, la première ministre sortante, Christine Fréchette.
“Je pense que c’est important d’avoir une candidature de haut niveau contre la première ministre, parce qu’elle ne mérite pas de se faire réélire”, affirme Éric Duhaime.
