Développement domiciliaire à Sainte-Thècle

SAINTE-THÈCLE Dans les derniers mois, 28 nouvelles unités d’habitation ont été construites à Sainte-Thècle, fruit d’une collaboration entre la Municipalité et les contracteurs, une façon de soulager la crise du logement qui n’existe pas que dans les grands centres.

Récemment, 12 logements ont été construits sur la rue Saint-Jacques.

“ On a livré un 16 logements le 1er décembre sur le bord du lac des Chicots, indique le promoteur immobilier Zachary Dolbec de Gestion Dobel. On a livré deux autres 6 logements, un le 1er mars et un le 1er avril. On fait ça parce qu’on croit à nos régions. ”

Dolbec souligne la collaboration des municipalités avec lesquelles il travaille. “ À Sainte-Thècle, ils sont ouverts à nous aider, à être créatifs. Les villes, elles sont pour le développement. Ça amène des gens qui consomment dans les commerces et qui reviennent dans nos régions parce que l’accès aux logements n’était plus là. ”

Le maire de Sainte-Thècle, Éric Blouin, explique que certains ajustements ont été apportés au règlement sur la revitalisation résidentielle.

“ Au niveau provincial, l’article de loi a changé, donc on l’a changé dans notre programme de revitalisation résidentielle. Dobel a eu droit à ce programme-là sur les unités résidentielles, ce qui nous a donné un coup de main. On fait ce qu’on peut, parce qu’en bout de ligne, la crise du logement, c’est une vraie affaire. Ça existe, on le voit, on le vit, on entend des histoires. Ils sont arrivés à point avec leur projet sur le lac des Chicots et un deuxième projet sur Saint-Jacques. C’était à nous de s’assurer que le programme répondait à leurs besoins. On en a profité pour le mettre à jour, pour encourager les unités de six logements et plus. ”

“ Nos constructions sont faites souvent avec un pourcentage d’abordabilité selon la SCHL, environ 10 %, précise le promoteur. On offre l’efficacité énergétique pour la plupart des bâtiments, ce qui fait en sorte que les coûts d’électricité pour les locataires sont acceptables. On essaie de redonner aux locataires aussi en ayant des matériaux de plus grande qualité. ”

Il y a une limite

En revanche, le promoteur constate que dans les plus petites municipalités, on peut facilement construire trop d’unités en pensant que le marché est prêt pour davantage d’unités.

“ On voit quand même qu’il y a une limite de construction. On a fait 28 logements à Sainte-Thècle. Je ne serais pas prêt à en faire un autre tout de suite. À Saint-Ubalde on a fait 20 logements, un 12 logements en 2024 et un 8 logements en 2025, donc avec un délai d’un an entre les deux. Sauf que j’ai de la vacance. Ils ne sont pas tous loués à 100 % pour l’instant. ”

Dépendamment de la population, bâtir quelques nouveaux immeubles vient changer considérablement le marché.

“ Un village de 2000 habitants où on rajoute 1 % de logements, c’est énorme. On a fait ça à Saint-Ubalde. On a rajouté 20 logements dans un village de 1300 habitants. C’est comme 2 % d’augmentation de la population. Ça ne paraît pas gros, mais c’est trop gros. Mettons à Québec, avec 800 000 personnes, si on augmente de 16 000 logements demain matin, ça serait trop. ”

Dolbec et ses partenaires semblent attachés à la région où ils prévoient plusieurs projets dans les prochains mois.

“ La demande a été là, je ne sais pas si ça va être là dans les prochaines années, mais on en a complètement besoin à court terme. À Saint-Marc-des-Carrières, je commence 43 logements à l’automne. Ça va inclure des salles communes, gym, espace télé avec bar, ascenseur. Ça va être incroyable. J’ai plein d’autres projets pour développer ma région. ”

Minimaisons

Par ailleurs, Sainte-Thècle a récemment ajouté la possibilité de bâtir une deuxième habitation sur un terrain.

“ On a mis de la réglementation en place pour promouvoir les unités d’habitation accessoires, ce qu’on appelle des minimaisons, ajoute le maire Blouin. La plupart des municipalités ont des règlements où on peut juste avoir une résidence sur une propriété. On a changé ça en même temps. Il n’y a pas un remède miracle pour aller contre la crise du logement, il faut faire tout ce qu’on peut un peu partout et essayer de donner un coup de main aux entrepreneurs et aux développeurs qui veulent venir travailler chez vous. ”