Des trésors à petit prix pour soutenir de grands projets

SAINTE-GENEVIÈVE-DE-BATISCAN.  Une méga vente de garage prendra place le 9 mai à l’école Le Tremplin, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, afin de permettre à plusieurs groupes d’élèves de financer leurs projets tout en rassemblant la communauté autour d’une activité printanière conviviale. 

À l’origine de l’initiative, Camille Lavoie, technicienne en travaux pratiques, a voulu transformer une passion personnelle en projet collectif. “À la base, je suis une maniaque des ventes de garage. Je me suis dit : pourquoi ne pas lier ça à plusieurs projets au Tremplin? Ça serait le fun que tout le monde puisse faire un peu d’argent pour financer leurs activités dans l’école”, explique-t-elle. L’idée a rapidement pris de l’ampleur et mobilise aujourd’hui différents comités.

Déjà, 45 tables ont été réservées par des citoyens, artisans et collectionneurs, qui pourront vendre leurs articles tout en contribuant indirectement à la cause. “Les gens louent leur table 20$, et cet argent-là va à l’école. Sinon, chacun fait ses propres ventes et ses profits”, précise Mme Lavoie. Les revenus tirés de la location des tables serviront notamment à soutenir un projet d’atelier mécanique, jugé essentiel pour rejoindre certains élèves. “On a découvert qu’il y avait des besoins pour accrocher certains jeunes à l’école. La mécanique, ça vient les chercher. Mais ça prend de l’équipement, et ça coûte cher. On veut pousser le projet plus loin, acheter du matériel neuf et agrandir ce qu’on peut faire avec eux”, souligne-t-elle.

En parallèle, plusieurs kiosques seront animés par les élèves. La friperie scolaire écoulera ses surplus de vêtements et l’ensemble des profits sera versé au Fonds du cœur, un programme d’aide destiné aux élèves plus vulnérables. “On parle de nourriture, d’habits, parfois même de lunettes. On a déjà acheté un matelas pour un enfant qui dormait sur le sol. C’est vraiment du cas par cas, mais ça fait une grande différence”, raconte Mme Lavoie.

Les élèves impliqués en hydroponie vendront également leurs productions afin de financer le développement de leurs installations, tandis que les finissants s’occuperont du volet alimentaire. “Ils vont offrir des hot-dogs, des collations, du café, des boissons. Tout l’argent va servir à financer leur bal de finissants”, dit-elle.

L’événement se déroulera à l’extérieur, si la météo le permet, afin de recréer l’ambiance typique des ventes de garage. Un plan B intérieur est toutefois envisagé en cas de pluie, ou encore de remettre l’activité au lendemain. “C’était important pour nous d’être dehors. Ça fait plus printemps, plus vente de garage. Ça amène quelque chose de différent”, mentionne Mme Lavoie.

L’activité se veut aussi une occasion d’impliquer les jeunes dans un projet concret et mobilisateur. “C’est notre première édition, alors j’ai hâte de voir leurs réactions. Mais juste le fait de participer, de s’impliquer, ça peut déjà être très positif pour eux”, estime-t-elle.

Très engagée dans son milieu, la technicienne multiplie les initiatives pour diversifier les expériences offertes aux élèves. “Dès que j’ai un peu de temps, je pense à de nouveaux projets. Que ce soit la mécanique, l’hydroponie, l’impression 3D ou la fabrication de chandails, je veux leur faire découvrir plein de choses. Si je vois qu’un élève décroche, mais que quelque chose l’allume, je vais tout faire pour l’amener vers ça”, affirme-t-elle.

Elle nourrit d’ailleurs une ambition à long terme : intégrer la mécanique à un véritable programme scolaire. “Il me reste 19 ans avant la retraite, et je suis convaincue que je vais y arriver. Il faut y aller tranquillement, s’entourer des bonnes personnes et continuer de développer le projet”, dit-elle avec conviction.

En attendant, la méga vente de garage promet une journée animée et accessible à tous. “On veut que ce soit familial, que les gens viennent dîner pour pas cher et trouvent des trésors. Ça va être une journée de bonne humeur!”, conclut Mme Lavoie.