Des cas de tularémie détectés en Haute-Mauricie

CHASSE. Sept cas de petits gibiers infectés par la bactérie responsable de la tularémie ont été détectés sur des lièvres et des castors en Haute-Mauricie et sur la Côte Nord, incitant le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) à mettre en garde les chasseurs et piégeurs particulièrement actifs à cette période de l’année.

« C’est une maladie qui peut affecter l’homme avec des symptômes qui s’apparentent à des pneumonies. Cela peut avoir des conséquences qui peuvent être assez graves et mener à une hospitalisation », explique Vincent Rainville, biologiste à la direction régionale du MELCCFP.

C’est une maladie qui peut affecter l’homme avec des symptômes qui s’apparentent à des pneumonies.

Vincent Rainville, biologiste à la direction régionale du MELCCFP

La tularémie est une maladie causée par une bactérie qui affecte principalement les lièvres et les lapins, ainsi que certains rongeurs comme les rats musqués et les castors. Les animaux atteints peuvent paraître affaiblis et mourir rapidement. Des petits points blancs peuvent être visibles sur les viscères comme le foie et la rate. Mais la maladie peut également passer inaperçue chez certains animaux.

Le contact avec un animal sauvage infecté ou sa carcasse, les piqûres de tiques, l’inhalation ou la consommation de viande insuffisamment cuite peuvent être des sources de contamination pour l’humain.

« Quand on voit un animal mort sans raison, qui n’est pas dans un collet ou dans un piège, on recommande de ne pas le toucher. Et si on en vient à le manipuler, on porte des gants imperméables et soit on s’en débarrasse aux ordures dans un sac fermé ou soit on le brûle. Et bien entendu, on se lave les mains après la manipulation », poursuit le biologiste.

En cas de symptômes dans les deux semaines suivant une activité à risque, notamment des symptômes grippaux (fièvre, frissons, maux de tête), il est recommandé de consulter rapidement un médecin.

Vincent Rainville invite les chasseurs et piégeurs à signaler tout cas suspect aux autorités du ministère en communiquant par courriel à mauricie.faune@environnement.gouv.qc.ca . « On recommande aussi de ne pas utiliser ces animaux-là au piégeage non plus pour ne pas propager cette maladie aux autres animaux », conclut le biologiste.

Mesures à prendre

  • N’approchez jamais un animal sauvage malade ou mort de cause inconnue;
  • Évitez tout contact entre votre peau et l’animal (organes, sang, salive, urine, etc.) en portant des gants imperméables et des vêtements de protection adéquats (masque, lunette, tablier) lors de la préparation du gibier;
  • Humectez la fourrure avant de manipuler la carcasse pour diminuer la poussière;
  • Cuisez complètement la viande (77 °C / 171 °F minimum) et ne consommez pas la viande d’animaux présentant des signes de la maladie;
  • Protégez-vous contre les piqûres de tiques en forêt;
  • Lavez-vous les mains après toute manipulation;
  • Appliquez les mesures de prévention même si l’animal ne présente pas de signe visible de la maladie.