Vers le classement patrimonial du calvaire du Bas-de-Sainte-Anne

Par Rédaction Mékinac-Chenaux
Vers le classement patrimonial du calvaire du Bas-de-Sainte-Anne
Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne. (Photo : Yannick Gendron, 2019, Ministère de la Culture et des Communications)

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE. Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne, situé sur le boulevard de Lanaudière à Sainte-Anne-de-la-Pérade, est en voie d’être classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

La députée de Champlain, Sonia LeBel, annonce la signature d’un avis d’intention de classement à cet effet. Par ce geste, elle souhaite que les valeurs historique, artistique et ethnologique du calvaire soient préservées.

Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne est érigé en 1893 par un groupe de paroissiens de Sainte-Anne-de-la-Pérade mené par Onésime Trottier et Aphrodis Mayrand. Il est élevé sur le terrain du cultivateur Alphonse Tessier, père de Mgr Albert Tessier. Le corpus est sculpté par Louis Jobin, qui compte parmi les statuaires les plus réputés de l’histoire du Québec.

Le calvaire est béni le 9 juillet 1893 par l’évêque de Trois-Rivières, Mgr Louis François Laflèche, originaire de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Jusque vers 1945, les familles du rang du Bas-de-Sainte-Anne se rassemblent autour du calvaire pour honorer le mois de Marie en mai et le Sacré-Cœur en juin. Par la suite, le calvaire a été un lieu de rassemblement pendant la neuvaine de sainte Anne, chaque mois de juillet.

Les calvaires se multiplient dans le paysage québécois à partir des années 1850. Populaires parmi les fidèles, ils s’ajoutent aux croix de chemin et témoignent d’un courant de dévotion envers les images du Christ souffrant.

Principales étapes du classement

  1. La ministre signe un avis de son intention de classer un bien et le transmet aux intervenants concernés. Dès ce moment, le bien doit être traité comme s’il était déjà classé.
  2. Toute personne intéressée a 60 jours après la transmission de l’avis d’intention au propriétaire pour faire des représentations auprès du Conseil du patrimoine culturel du Québec.
  3. Par la suite, la ministre demande l’avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec
  4. Si elle décide de procéder au classement, la ministre signe un avis de classement. Il peut être signé dans un délai de 90 jours à un an après la transmission de l’avis d’intention.
  5. L’avis de classement est transmis aux intervenants concernés.
  6. L’avis est publié à la Gazette officielle du Québec et dans un journal local ou régional.
  7. Le bien patrimonial classé est inscrit au Registre du patrimoine culturel.
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