Une rencontre qui a tout changé

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Par Audrey Leblanc
Une rencontre qui a tout changé
Pascal Proulx prépare ses semis en vue de sa première année de production de légumes biologiques. (Photo : courtoisie)

SAINT-MAURICE. Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, Pascal Proulx a habité à Montréal pendant plusieurs années avant de s’installer à Saint-Maurice, en mars 2020. Donnant un coup de main à un agriculteur pour passer le temps durant le confinement, sa carrière professionnelle a pris un autre tournant.

Enfant, M. Proulx aimait se rendre à la ferme laitière de son grand-père pour l’aider à prendre soin des animaux et faire des travaux au champ. «Quand il a décidé de reboiser sa terre, on a planté 125 000 arbres, se souvient-il. Puis, je suis déménagé à Montréal. J’ai occupé plusieurs emplois. J’ai une formation d’électromécanicien industriel, je suis auteur-compositeur-interprète et j’ai fondé une entreprise en construction.»

En mars 2020, alors qu’il venait tout juste d’arriver à Saint-Maurice, il a fait la connaissance de l’agriculteur Jean Guilbert. «Je l’ai aidé avec les travaux de la ferme. Au départ, je le faisais pour m’occuper pendant le confinement, mais j’ai eu un déclic, confie M. Proulx. J’ai fait plein de choses dans ma vie, mais celle-là était significative.»

«Grâce à M. Guilbert, ma vie a pris un autre tournant, renchérit ce dernier. Si ça n’avait pas été de lui, je ne serais pas rendu là. Grâce à lui, c’est comme si ma flamme revenait. Ce que j’avais vécu avec mon grand-père, tout ça fait tellement de sens maintenant.»

Sans hésiter, M. Proulx a choisi de se lancer en agriculture. Son choix s’est arrêté sur la culture de légumes biologiques. Grâce à l’incubateur agroalimentaire de la MRC des Chenaux, son projet prendra son envol cet été.

«En septembre dernier, j’ai entrepris un cours en production maraîchère biologique. Peu de temps après, M. Guilbert m’a parlé du projet d’incubateur qui se préparait à Sainte-Anne-de-la-Pérade. À partir de là, tout a déboulé très vite», raconte-t-il.

Sur son X

Sur une parcelle de terre louée, M. Proulx cultivera entre 35 et 40 légumes différents, dont des pois. «C’est mon légume préféré et je veux le faire découvrir aux gens, dit-il. J’aurai sept variétés de pois cette année. Pour moi, le pois, c’est un incontournable.»

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a nommé son entreprise «La ferme des Ti-Pois». Pour sa première année de production, il offrira des paniers de légumes bios en format régulier de même qu’en petit format.

«J’ai lâché mon emploi en construction pour me concentrer sur mon projet et ce n’était même pas une décision difficile, admet-il. Je me sens sur mon X. J’ai toujours eu un potager avec ma mère quand j’étais petit. Elle m’a transmis son savoir et le plaisir de cultiver la terre, de faire pousser les légumes qu’on mange. J’ai toujours continué de me faire des potagers, même dans ma vie adulte. Maintenant, c’est à mon tour de transmettre cette passion aux autres.»

À plus long terme, l’entrepreneur a également pour projet de faire de l’autocueillette de pois. Pour suivre son projet, consultez la page Facebook «La ferme des Ti-Pois».

L’incubateur agroalimentaire en bref

Grâce au nouvel incubateur agroalimentaire de la MRC des Chenaux, les entrepreneurs comme Pascal Proulx pourront développer leur clientèle, un réseau de contacts, un historique financier et acquérir de l’expérience en gestion d’entreprise agricole, le tout en minimisant les risques d’endettement lors des premières années.

De plus, ils pourront louer un lopin de terre certifié bio et utiliser des infrastructures communes telles qu’une serre chauffée, un espace de rangement, un système d’irrigation et une chambre froide. Les participants seront accompagnés pas à pas, notamment pour choisir une terre au terme de leur projet en essai.

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