Une passion devenue métier

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Par Audrey Leblanc
Une passion devenue métier
Amélie Demers avec Xanthos, un étalon canadien de 10 ans. (Photo : Audrey Leblanc)

SAINT-LUC-DE-VINCENNES. Enfant, Amélie Demers suivait des cours d’équitation en rêvant d’avoir, un jour, son écurie. Maintenant âgée de 26 ans, elle fonce tête première pour faire de sa passion un métier. Et c’est à Saint-Luc-de-Vincennes, sur le rang Saint-Jean, qu’elle a choisi d’établir son école d’équitation.

Le rêve est devenu réalité le 1er octobre dernier lors de son déménagement. À peine installée, les projets se bousculent déjà dans sa tête. Sur sa propriété de 63 arpents carrés, elle souhaite offrir de la randonnée, avoir une mini-ferme familiale et, à long terme, faire de la zoothérapie.

«Je veux offrir une expérience à ma clientèle, indique-t-elle. Ce sont surtout des jeunes qui suivent mes cours et je veux qu’ils aient plein de choses à voir et à faire quand ils viennent ici. J’ai eu beaucoup de demandes pour seulement venir voir les animaux, d’où le projet de mini-ferme. Je pourrais même offrir des petits tours de traîneau à cheval dans l’érablière. J’ai plein de projets en tête. Pour l’instant, je vais me concentrer sur l’école d’équitation et je vais développer les autres au fil des ans.»

Chose certaine, elle ne chôme pas. Elle a présentement 27 élèves réguliers, ce qui lui fait 35 heures de cours par semaine. À cela s’ajoutent l’entretien de l’écurie, les soins quotidiens aux animaux et les travaux d’aménagement du terrain.

«L’écurie comprend dix box et ils sont presque tous occupés, mentionne Amélie. J’ai présentement neuf chevaux, dont quatre que j’utilise pour les cours. J’ai un manège intérieur et je vais en construire un autre à l’extérieur.»

Une histoire d’amour… depuis toujours

Du plus loin qu’elle se souvienne, Amélie a toujours été émerveillée par les chevaux. Vers l’âge de huit ans, elle a insisté pour que ses parents lui paient des cours d’équitation. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle ait la piqûre.

«Je suis toujours restée accrochée, confie-t-elle. Je disais à mes parents que je voulais avoir des chevaux quand j’allais être plus vieille. Je voulais ma place avec une écurie. Je me souviens même d’avoir dit à mes parents qu’il fallait qu’ils s’achètent une écurie.»

Élève assidue, elle a fait ses classes et est maintenant certifiée instructrice d’équitation. Après ses études en santé animale, elle a travaillé dans le domaine pendant deux ans avant de revenir à ses premiers amours : les chevaux.

«C’est là que j’ai décidé de démarrer mon entreprise, La crinière d’or, raconte Amélie. J’avais 21 ans. À l’origine, je donnais des cours comme emploi étudiant l’été. Je louais des espaces dans des écuries de Trois-Rivières pour donner mes cours.»

«Ça faisait environ un an que j’avais pour projet d’acheter l’emplacement ici, à Saint-Luc-de-Vincennes, ajoute cette dernière. J’ai visité pour la première fois en juillet 2019. L’ancienne propriétaire a bien aimé mon projet, c’était important pour elle de conserver la vocation des chevaux. Pour moi, ce projet, c’est le rêve d’une vie.»

Soutenue par sa famille et ses proches, Amélie Demers entame ce nouveau chapitre avec aplomb et enthousiasme. Pour communiquer avec la jeune entrepreneure, les gens sont invités à consulter le site web lacrinieredor.com ou la page Facebook «École d’équitation La crinière d’or».

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