Un projet-pilote pour recycler les plastiques agricoles

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Par Audrey Leblanc
Un projet-pilote pour recycler les plastiques agricoles
(Photo : Archives IciMédias)

AGRICULTURE. Depuis quelques mois, en raison de la pandémie, les plastiques agricoles ne sont plus recyclés et se retrouvent au site d’enfouissement. Pour remédier à cette situation, l’organisation Groupé Mauricie + Rive-Sud travaille à l’élaboration d’un projet-pilote permettant de recycler la matière au Québec.

Auparavant, les plastiques agricoles étaient achetés et recyclés par la Chine. Mais depuis 2019, le manque d’acheteurs a fait en sorte qu’ils prennent plutôt le chemin du site d’enfouissement. C’est pourquoi les agriculteurs de la région souhaitent avoir un plan B.

Pour l’instant, le projet-pilote de Groupé Mauricie + Rive-Sud concerne uniquement le plastique utilisé pour enrober les grosses balles de foin. «C’est un projet qu’on a sur la table depuis peu de temps. C’est un agriculteur qui nous a approchés pour nous faire part de cette problématique. De là, on a commencé à chercher des solutions», explique Marianne Mathis, chargée de projets en technologies vertes pour Groupé Mauricie + Rive-Sud et agente du Fonds Écoleader en Mauricie.

Depuis décembre, Groupé a concerté des acteurs du milieu, dont l’UPA Mauricie et la SADC de la MRC de Maskinongé. «On est rendu à l’étape de se trouver un acheteur, indique Mme Mathis. Ça nous prend une entreprise, la plus près possible, qui va acheter le plastique pour le recycler. On en connaît déjà quelques-unes qui le font, comme TC Transcontinental qui achète des plastiques pour les recycler et faire le sac 100 % recyclé du Publisac.»

«Présentement, on est en discussion avec AgriRÉCUP, une organisation sans but lucratif vouée à la valorisation des déchets agricoles, ajoute cette dernière. Ce qu’on souhaite, c’est avoir une chaîne locale. On le fait dans l’optique d’être plus écologique, alors il faut penser à réduire au maximum le transport de la matière. Si on n’envoie pas le plastique au site d’enfouissement, mais qu’on produit une quantité énorme de gaz à effet de serre pour le transporter, c’est un non-sens.»

Une fois l’acheteur trouvé, l’équipe de travail devra penser à la mise sur pied d’un système de collecte. Pour l’instant, le projet ne s’adresse qu’à la région de la Mauricie, plus précisément les MRC des Chenaux, Mékinac et Maskinongé qui sont majoritairement des territoires agricoles.

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