Vers un cadre de référence pour encourager la saine alimentation

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Par Marie-Eve B. Alarie
Vers un cadre de référence pour encourager la saine alimentation

MRC DES CHENAUX. Ces derniers jours, la MRC des Chenaux a sondé les responsables des bibliothèques, camps de jour, maisons des jeunes, associations sportives, arénas, ainsi que les municipalités du territoire afin d’élaborer un cadre de référence en saine alimentation pour tous.

L’objectif de ce sondage qui se déroulait jusqu’au 15 avril était de dresser le portrait le plus représentatif de l’état de situation en ce qui concerne l’offre alimentaire dans les différentes municipalités et selon les réalités des différentes organisations. Les réponses permettront aussi de définir des orientations plus stratégiques.

«On veut aider les organisations à offrir des options saines dans l’alimentation. Le cadre de référence en saine alimentation servira à promouvoir la saine alimentation, améliorer la qualité de vie à travers la MRC, à mettre en valeur les bonnes pratiques déjà existantes et s’inspirer des initiatives d’ailleurs. Ça se voudra un outil de concertation pour s’assurer d’être cohérent dans toutes les actions qui toucheront la saine alimentation», explique Dominique Castonguay, agente de développement aux saines habitudes de vie et à la réussite éducative à la MRC des Chenaux.

Le cadre de référence souhaite également donner des exemples plus concrets et facilement applicables pour favoriser une saine alimentation au sein des organisations. L’idée n’est pas de bannir tout ce qui touche la malbouffe, mais plutôt d’offrir aussi une alternative pour diversifier l’offre.

«Dans le cas d’une fête familiale, par exemple, y a-t-il un repas? Quel est-il? Est-ce qu’il serait possible d’établir un partenariat avec un producteur local qui pourrait fournir des denrées afin de proposer aussi une option plus saine? On a tous des habitudes alimentaires et c’est difficile de les modifier, mais le fait d’être devant un choix peut faire une différence», indique Mme Castonguay.

«On ne veut pas aller vers des mesures drastiques, précise-t-elle. Ce n’est pas dans l’esprit du projet. On est aussi épaulé par une nutritionniste locale dans le projet et on sent une belle collaboration de la part des municipalités. Les gens sont conscients de l’impact d’une saine alimentation pour la santé d’une société.»

Le comité de pilotage du projet, composé  du Plan d’action régional sur les saines habitudes de vie, de l’Unité régionale du loisir et du sport de la Mauricie, de la MRC des Chenaux, du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et du réseau en loisirs des dix municipalités, compte aussi s’inspirer des orientations prises par les MRC de Maskinongé et de Mékinac qui ont également effectué la même démarche.

«C’est intéressant de voir ce qui a été fait de leur côté et de voir quelles orientations ont bien fonctionné pour miser là-dessus, souligne Dominique Castonguay. Avant de songer les gens du milieu, nous avons aussi travaillé en amont pour faire un portrait de ce qui se passe à l’heure actuelle. Une fois que les résultats du sondage seront compilés, on souhaite tenir des focus groupes pour évaluer si les réponses correspondent à nos orientations.»

La SADC, la Corporation de développement communautaire, les élus et les maraîchers du territoire seront aussi consultés dans l’exercice.

Le cadre de référence sera ensuite rédigé dans le but d’une adoption à la MRC des Chenaux ensuite. «Dès que ce sera fait, on commencera une tournée pour propager l’information et offrir notre soutien et de l’accompagnement aux municipalités. Évidemment, la situation actuelle ralentit quelque peu les choses pour la tenue des focus groupes, notamment. On évalue les différentes possibilités», soutient Mme Castonguay.

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