Lac-aux-Sables devra aller en tenue de registre pour encadrer les établissements d’hébergement touristique à court terme

Photo de Bernard Lepage
Par Bernard Lepage

LAC-AUX-SABLES. Le projet de règlement pour encadrer certaines catégories d’établissement d’hébergement touristique devra passer par une tenue de registre dans six zones de la municipalité de Lac-aux-Sables dans les prochaines semaines. 

Sur les réseaux sociaux, ce projet a déclenché une série de réactions dénonçant les intentions des élus sablois. « Si on part du fait que l’on compte 166 zones sur le territoire, on voit que la population n’est pas contre cet encadrement. Tout projet de règlement va toujours susciter du mécontentement », relativise le maire Yvon Bourassa qui souligne que cet encadrement vise à trouver le meilleur équilibre possible entre le développement économique et touristique et la protection de la prise d’eau potable dans le lac aux Sables.

Actuellement, on retrouve 54 chalets locatifs à court terme (31 jours et moins) sur le territoire. Par son projet de règlement, la municipalité veut préserver les droits acquis de ceux en place, mais en limiter le nombre à l’avenir en imposant deux critères. À noter que les chalets louer à long terme (31 jours et plus) ne sont pas concernés par ce projet de règlement.

Le premier critère impose une distance de 150 mètres entre chaque chalet locatif, tandis que le second limite à un nombre maximal de 5% par zone le nombre de chalets locatifs. Ce pourcentage est fixé à 10% lorsqu’il s’agit d’un propriétaire qui loue sa propriété lorsqu’il s’absente.

S’il est adopté, le règlement fermera la porte à l’implantation de nouveaux chalets locatifs – à moins que ceux déjà en place changent de vocation – dans une zone comme celle des rives du lac aux Sables par exemple qui se retrouvera désormais contingentée selon deux nouveaux critères. « On retrouve près de 50 lacs dans les limites de la municipalité. Il y a possibilité d’implanter une quinzaine d’autres chalets locatifs sur le territoire, mais pas dans les zones où il y a déjà concentration », explique Yvon Bourassa qui se défend bien de saper le développement touristique.

« Nous ne sommes pas contre le tourisme, au contraire nous sommes très accueillants. On a cinq terrains de camping », rappelle le maire qui souligne n’avoir rien inventé avec ce projet de règlement. « Plusieurs autres dans la région l’ont fait et on se penche là-dessus depuis l’automne dernier. C’est l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui a recommandé aux membres d’encadrer ce type d’habitations touristiques. »

Concernant les six zones où le projet suscite de l’opposition, des tenues de registre se tiendront cet automne et si le nombre de signatures atteint ou dépasse le minimum requis, des référendums devront être organisés dans les zones concernées.  

Six zones contestées

  •   Périphérie du lac aux Sables
  •   Portion rue Cloutier et de la Passerelle
  •   Périphérie du lac Huron incluant chemin des Rives-du Cerf
  •   Portion des rues Cloutier, Sainte-Marie et de la Falaise
  •   Montagne derrière la rue des Érables
  •   Rue de la Montagne, rue Genest et rue du Parc
Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Patrice
Patrice
10 jours

Il est faux de dire que peu de gens sont contre cette réglementation. Ils ont rendu le processus d’admission au référendum très complexe et ont laissé très peu de temps pour remplir la documentation nécessaire. Plusieurs zones ont été exclues sans même que l’on obtienne les chiffres.
Il y a énormément de mauvaise foi de la part du conseil.
Je vous assure que bon nombre de citoyens et de commerçants trouvent cette réglementation démesurée et nuisible pour l’avenir du village.
Mais la ville se braque et fait la sourde oreille malheureusement.