Après 17 ans comme journaliste, Éric Morasse tire sa révérence

Par Audrey Leblanc
Après 17 ans comme journaliste, Éric Morasse tire sa révérence
Le journaliste Éric Morasse. (Photo : (Photo - Audrey Leblanc))

SAINTE-GENEVIÈVE-DE-BATISCAN. Après 17 ans à oeuvrer au sein du Bulletin des Chenaux, le journaliste Éric Morasse a annoncé son départ il y a quelques semaines. Bientôt, un nouveau visage prendra sa place. Il ne sait pas encore ce que l’avenir lui réserve, mais il part avec le sentiment du devoir accompli.

Dans la MRC des Chenaux, tout le monde connaît Éric. Après toutes ces années à contribuer au développement et au rayonnement de son coin de pays, les présentations ne sont plus à faire. Mais saviez-vous que c’est complètement par hasard qu’il est devenu journaliste ?

« J’ai fait des études en théâtre à l’université, j’ai étudié en littérature et je suis diplômé en récréologie de l’UQTR. Je me suis cherché un peu, lance-t-il en riant. Après mes études, pendant quelques mois, j’ai travaillé dans ce qui était autrefois l’ancien Boréalis, à Trois-Rivières. Quand mon contrat s’est terminé, peu de temps après, je suis arrivé au journal. Je connaissais quelqu’un qui y travaillait, c’est cette personne qui m’avait recommandé. »

Initialement, Éric avait été embauché dans le cadre d’une campagne d’achat local pilotée par le journal. « Je sortais de l’école et je me suis dit pourquoi pas ! Je m’attendais à finir en août 2005, comme c’était prévu, mais ça fait maintenant 17 ans. Le journal prenait de l’ampleur, ils avaient besoin d’un journaliste, alors je suis resté et j’ai appris sur le tas », raconte-t-il.

« Pendant longtemps, j’ai eu le syndrome de l’imposteur, renchérit Éric. Je n’avais jamais envisagé de faire ce métier. J’ai découvert non seulement le journalisme, mais aussi le milieu communautaire. Avant, je n’étais pas quelqu’un qui s’impliquait tant que ça. J’ai découvert tout ça et j’ai eu la piqûre. »

Originaire de Pont-Rouge dans la MRC de Portneuf, Éric a tranquillement pris racine en Mauricie. Depuis 2009, il réside à Sainte-Anne-de-la-Pérade avec sa conjointe Stéphanie et leurs enfants.

Un nouveau départ

Ces derniers mois, il a entrepris une réflexion quant à son avenir. « Je sentais que j’avais fait le tour du jardin, confie-t-il. Je me suis demandé ce que je voulais. Je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire et je suis atterri au journal par hasard. J’ai aimé mon travail et, surtout, la rencontre des gens. Mais maintenant, j’ai envie d’essayer autre chose, d’explorer les autres possibilités. »

Depuis l’annonce de son départ, il a reçu de nombreux messages de la part de ses concitoyens. « Je suis dans le paysage depuis tellement longtemps que moi aussi, je trouve ça bizarre », admet-il.

En regardant tout le chemin parcourru ces 17 dernières années, Éric se sent fier d’avoir participé à plusieurs grands chantiers dans sa communauté. Il pense, entre autres, aux campagnes d’achat local et aux récentes campagnes de promotion de la Corporation de développement communautaire (CDC) des Chenaux.

« Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Ça fait des années que je me pose la question et je n’ai pas encore la réponse. Je me jette un peu dans le vide, mais je ne suis pas stressé. Je me suis toujours laissé porter. On verra bien où ça me mènera cette fois », conclut Éric Morasse.

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Monique Lefebvre
Monique Lefebvre
7 jours

Merci Éric pour ta grande disponibilité! Ton écoute, ton aide, ta présence, ton implication naturelle et plus…! Le journal perd un gros morceau. Je te souhaite tout le succès dans tes projets futurs.
Monique Lefebvre