Des haies brise-vent pour réduire la poudrerie sur nos routes

Des haies brise-vent pour réduire la poudrerie sur nos routes
Le ministère des Transports du Québec installe de plus en plus de haies brise-vent en bordure des autoroutes et des routes provinciales. (Photo : courtoisie)

MRC DES CHENAUX. Chaque hiver, de nombreuses collisions et sorties de route surviennent dans la région. La neige parfois forte, combinée aux forts vents, génère de la poudrerie, ce qui réduit la visibilité et rend les conditions routières difficiles. Des secteurs sont plus problématiques que d’autres. Pour accroître la sécurité des usagers du réseau routier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) réalise depuis quelques années des projets d’implantation de haies brise-vent en Mauricie et au Centre-du-Québec.

«Les projets sont concentrés jusqu’ici sur des zones plus vulnérables le long des autoroutes 20 et 40. Chaque année, des analyses sont faites et nous identifions de nouveaux secteurs. On a dernièrement élargi les possibilités aux autoroutes 30 et 55, mais aussi aux routes provinciales», explique Roxanne Pellerin, conseillère en communication.

Les haies brise-vent ont déjà démontré leur efficacité ailleurs au Québec, notamment là où des carambolages sont survenus dans le passé. Ces rangées de végétaux viennent réduire la vitesse du vent dans des corridors propices à la formation de poudrerie.

«C’est une super belle solution environnementale. Ça permet d’améliorer la sécurité routière à des endroits spécifiques dans une perspective de développement durable. C’est quelque chose qu’on favorise sur notre territoire. Plus le vent peut prendre de l’espace, plus les effets peuvent être augmentés. C’est souvent dans les secteurs où il y a des champs qu’il y a des problématiques plus marquées», ajoute Mme Pellerin.

Le MTQ a débuté l’implantation de haies brise-vent au Centre-du-Québec en 2017 alors qu’en Mauricie, cette façon de faire est davantage utilisée depuis 2019.

Interventions

L’autoroute 40 à la hauteur de Batiscan et de Sainte-Anne-de-la-Pérade a déjà fait l’objet de travaux en 2019 sur une distance d’un peu plus d’un kilomètre.

«Il s’agissait d’une opération de regarnissage évaluée à 55 000 $. Nous avons ajouté des arbres à croissance rapide dans les haies existantes ou dans la végétation pour continuer de soutenir leur rôle», souligne Mme Pellerin.

Une autre intervention est d’ailleurs prévue dans le même secteur ce printemps. Cette fois, le ministère prévoit l’implantation de haies brise-vent sur une distance totale de trois kilomètres. Le contrat pour ce projet devrait être octroyé sous peu.

L’an dernier, des arbres et arbustes ont également été plantés en bordure de la route 352 à Saint-Narcisse. «C’était entre le village et la route 359 sur une portion de 300 mètres», précise la porte-parole régionale.

Le ministère rappelle que trois principaux facteurs sont pris en compte dans l’analyse des sites prioritaires pour l’implantation de haies brise-vent, soit la façon dont les conditions hivernales se développent, l’environnement et le nombre d’accidents en période hivernale.

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