18 tonnes de gaz à effet de serre compensées

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Par Marie-Eve B. Alarie
18 tonnes de gaz à effet de serre compensées

MRC DES CHENAUX. Cinq organisations de la région ont décidé de s’unir et de s’engager à compenser leur émission de gaz à effet de serre de la dernière année.

La SADC de la Vallée-de-la-Batiscan, les organismes de bassin versant la SAMBBA et BVSM, la Soirée Prestige des Chenaux et le Gala régional OSEntreprendre tendent ainsi vers la carboneutralité en compensant les gaz à effet de serre associés au transport lors des événements et aux déplacements de leurs employés.

«Chaque année, à la SADC, on compense nos gaz à effet de serre issus des déplacements avec une plantation d’arbres. Cette année, on préparait une compensation collective avec des partenaires qui se voulait aussi un projet d’éducation populaire. Avec l’arrivée de la COVID-19, on a dû annuler ça. Alors, lors d’une table de concertation sur le développement durable, on a demandé aux organisations si elles voulaient embarquer dans la comptabilisation de leur émission de gaz à effet de serre pour les compenser. Nous avons été cinq à décider de s’impliquer là-dedans», explique Isadora Tremblay, conseillère en développement durable à la SADC de la Vallée-de-la-Batiscan.

Les organisations ont choisi de compenser avec la Bourse du carbone Scol’ERE, une initiative québécoise développée par la Coopérative FA. Ainsi, un total de 470$ visant à compenser près de 18 tonnes de gaz à effet de serre a été versé à ce projet d’éducation relative à l’environnement. Notons que 40% de ce montant revient directement pour financer les activités de la Bourse du carbone Scol’ERE dans les écoles des MRC de Mékinac et des Chenaux.

«Pour nous, ça allait de soi de choisir cette façon de compenser. Il existe plusieurs organismes de compensation, la majorité fonctionnant par plantation d’arbres ou par l’implantation de technologies vertes, précise Mme Tremblay. La Bourse du carbone Scol’ERE a un aspect éducatif puisque les crédits carbone éducatifs sont réinvestis dans des animations sur les changements climatiques dans les écoles.»

La SADC de la Vallée-de-la-Batiscan participe d’ailleurs à cette initiative depuis deux ans et offre la formation de la Course du carbone Scol’ERE. En 2020, 95 élèves de la région ont commencé leur formation pour devenir des leaders de la lutte contre les changements climatiques. La formation n’a toutefois pu être complétée en raison de la pandémie de COVID-19.

«On amène les jeunes à prendre des engagements pour éviter de produire des gaz à effet de serre. De ce fait, plutôt que de séquestrer du CO2 déjà émis, on opte pour l’éducation afin d’éviter que les gaz à effet de serre ne soient émis au départ. Dans les MRC de Mékinac et des Chenaux, on accompagne quatre classes par année», ajoute Mme Tremblay.

La formation d’une durée de 10 heures comporte cinq animations de deux heures. Des suivis sont effectués entre les animations et les jeunes prennent des engagements qui sont directement reliés à une quantité de gaz à effet de serre qu’ils évitent d’émettre.

«En joignant une quantité chiffrée à l’engagement qu’ils prennent, ça leur permet de voir l’impact concret qu’auront les engagements et actions qu’ils prennent avec leur famille. Parmi les engagements, on retrouvait, par exemple, de réduire d’une portion de viande rouge consommée par semaine, ne pas utiliser de bouteilles d’eau jetables ou d’aller à l’école à vélo ou à pied une fois de plus par semaine, énumère la conseillère en développement durable de la SADC de la Vallée-de-la-Batiscan. Ils accumulent ainsi les petits gestes qui ont un gros impact au final.»

«L’idée est aussi de les amener à comprendre où sont cachés les gaz à effet de serre dans les étapes de fabrication d’un objet et dans tout son cycle de vie, indique Isadora Tremblay. On veut qu’ils prennent des défis en famille. C’est l’élève qui devient le leader de son milieu dans la lutte contre les gaz à effet de serre.»

Tendre vers la carboneutralité

La SADC de la Vallée-de-la-Batiscan entend continuer ses efforts pour encourager la carboneutralité dans les MRC de Mékinac et des Chenaux. D’ailleurs, la plantation d’arbres visant à compenser l’émission de gaz à effet de serre prévue cette année a déjà été reportée à 2021.

«On veut continuer de solliciter d’autres organisations à prendre part au mouvement. On voudrait évidemment conserver les organisations qui participent déjà cette année pour comptabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre de façon plus précise. On invite aussi les entreprises qui le souhaitent à compenser avec la Bourse du carbone Scol’ERE. Les individus peuvent le faire aussi», fait remarquer Mme Tremblay.

La lutte aux changements climatiques trouve de plus en plus d’échos dans les MRC de Mékinac et des Chenaux, remarque-t-elle. À l’automne dernier, 50 fonctionnaires et maires issus des deux MRC ont notamment participé à des formations sur les changements climatiques. Mme Tremblay souhaite aussi pousser plus loin l’inventaire de gaz à effet de serre réalisé dans la MRC des Chenaux.

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